Les sucettes à l’assaut du patrimoine !

Un des nouveaux panneaux publicitaires installés en 2019

En catimini Perpignan Méditerranée Métropole a lancé une concertation autour du Règlement Local de Publicité intercommunal.
Ce règlement a pour but de planifier l’affichage publicitaire sur le territoire des 36 communes qui constituent la communauté urbaine. C’est lui qui va permettre d’autoriser ou d’interdire l’implantation de panneaux publicitaires.

Le dossier de concertation est composé de trois documents : un diagnostic qui sert aussi de rapport de présentation ; un ensemble de cartes des différentes communes ; un projet de règlement.
Évidemment avec nos édiles il faut toujours s’attendre à une mauvaise surprise. Dans le cas présent c’est l’article 6 qui joue ce rôle.
En effet il introduit deux dérogations à l’article L581-8 du code de l’environnement.

Ainsi, si le projet de règlement est adopté, il sera possible à la mairie de Perpignan d’installer des panneaux d’affichage de type « sucette » dans le centre ancien au motif qu’il s’agit de « mobilier urbain ». Les 36 communes de Perpignan Méditerranée Métropole pourront aussi en installer à proximité des monuments historiques.
L’impact esthétique, notamment, pour les touristes, passent clairement après l’appât du gain.
Le nouveau contrat avec JC Decaux doit rapporter près de 940 000 €, soit une augmentation de 227 000 € par rapport au précédent contrat. On sent bien que la municipalité croit avoir trouvé un filon pour rentrer de l’argent sans effort. Il est vrai que les recettes fiscales liées à l’activité économique locale sont faibles, sans doute du fait de l’absence de politique économique.

Nou-s Perpignan s’oppose fermement à ce développement de la publicité sur l’espace public et suivra le modèle de Grenoble, c’est-à-dire la suppression de ces panneaux. Le manque à gagner sera compensé par une politique de développement économique volontariste.

Le Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi) sur le site de la communauté urbaine : https://www.perpignanmediterraneemetropole.fr/single-post/2018/09/11/RLPi

Nou-s Perpignan soutient les enseignants et parents d’élèves qui manifestent leur désaccord vis-à-vis de la loi sur « l’école de la confiance » dite loi Blanquer.

Sous couvert de confiance, on souhaite rationaliser l’école publique (regroupement collège/primaires), rendant l’école plus éloignée des familles alors qu’il faudrait au contraire l’en rapprocher. Après la gestion administrative des hôpitaux dont on voit le résultat catastrophique en termes de service rendu et de conditions de travail, voici le tour de l’école !

Par ailleurs, en rendant la scolarité obligatoire dès 3 ans (alors qu’elle est effective à 97 % en dehors de toute obligation) au lieu de 6, la contribution que les collectivités vont devoir verser aux maternelles privées est inadmissible : elle va peser sur leurs budgets, alors que nous avons besoin de cet argent pour financer une école publique de qualité.

Il faut investir l’école publique pour en refaire des lieux de mixité et de réussite pour tous, et non renforcer la ségrégation scolaire. C’est particulièrement vrai à Perpignan et nous défendrons une politique éducative ambitieuse.

NOU-S PERPIGNAN poursuit sa caravane des quartiers – 23 mars à Clodion


En nous installant avec notre vélo-carriole dans un lieu stratégique de chaque quartier à raison d’une fois par mois, il s’agit de faire connaître notre collectif et de recueillir l’avis des habitant.e.s sur leur quartier et sur la ville, afin d’engager un dialogue fructueux et de prendre la mesure de la situation partout à Perpignan.

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Avis du collectif NOU-S PERPIGNAN pour servir l’enquête publique sur la révision du secteur sauvegardé de Perpignan

Les travaux de démolition de l'îlot Puig

Le collectif NOU-S PERPIGNAN est opposé au plan de révision du secteur sauvegardé de Perpignan tel que présenté par la municipalité, parce que sa présentation est défaillante, fautive, mal claire et ne présente pas toutes les garanties nécessaires à son juste examen. Mais surtout parce qu’il constitue un véritablement démantèlement du secteur sauvegardé de Perpignan sur l’autel d’une logique préoccupante de « déménagement » de ses populations les plus fragiles.

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NOU-S PERPIGNAN a débuté sa « Caravane des quartiers » à Saint-Assiscle samedi 23 février.

La Caravane des quartiers

En nous installant avec notre vélo-carriole dans un lieu stratégique de chaque quartier à raison d’une fois par mois, il s’agit de faire connaître notre collectif et de recueillir l’avis des habitant·e·s sur leur quartier et sur la ville, afin d’engager un dialogue fructueux et de prendre la mesure de la situation partout à Perpignan.

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Comteroux : Arrêtons la fuite en avant

Friche Comteroux en 2019

Visionnaire comme à son habitude, Jean-Marc Pujol soutient l’extension des surfaces commerciales autour de Perpignan Sud, le regroupement de 12 000 m² de Décathlon sur les derniers terrains vierges de Porte d’Espagne, et l’ouverture d’une galerie de 8 000 m² dans les anciens magasins Comteroux. Tout en jurant bien sûr de défendre de toutes ses forces un centre-ville qu’il a laissé se ruiner depuis 10 ans. On connaît par cœur ce spectacle, qu’on a encore vu jouer récemment pour la belle réussite du Carré d’Or.

La vérité c’est que la relocalisation de Décathlon et l’ouverture de magasins dans le bâtiment de Comteroux vont finir de congestionner un triangle avenue d’Espagne, chemin de la Fauceille, route d’Argelès, déjà complètement saturé. Vont provoquer une augmentation des flux sur le chemin de la Passio Vella malgré les mises en garde de la SNCF qui craint pour la sécurité au passage à niveau. Vont libérer les actuels magasins Décathlon pour de nouvelles surfaces commerciales qui porteront un coup fatal au commerce de centre-ville déjà moribond.

La vérité c’est que Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan et président de la communauté urbaine Perpignan-Méditerranée, n’a jamais rien fait avec ses amis pour mettre en œuvre un plan de développement commercial à l’échelle de l’agglomération, et a encouragé la prolifération anarchique des grandes surfaces. À Pollestres, à deux kilomètres de Comteroux, 14 000 m² de grandes surfaces sortent de terre, la zone de Claira doit encore s’étendre, la Mas Guérido ne cesse de progresser vers Cabestany. On vise sans doute une place au Guiness Book : département avec la plus grande densité de surface commerciale par habitant dans le pays avec la plus grande densité de surface commerciale par habitant. Au moins enfin quelque chose pour lequel nous serons premiers.

La vérité enfin c’est que le calcul économique qui nous parle d’emplois est démenti depuis longtemps. Les surfaces commerciales détruisent plus d’emplois qu’elles n’en créent : pour un emploi créé en grande surface c’en sont 3 de détruits par ailleurs ! L’état du département le prouve assez : à mesure que les grandes surfaces se sont multipliées, le département s’est enfoncé dans la pauvreté.

Il est temps de penser un urbanisme et un développement économique intelligent et responsable à Perpignan, qui redonne sa force d’attractivité au centre-ville, et d’arrêter de foncer tête baissée en répétant n’importe quoi. Le secteur séparant l’avenue d’Espagne du Moulin-à-Vent, qui est en train d’être sacrifié sur l’autel imbécile de la construction immobilière et de la consommation à tout-va par le biais de la grande distribution, devrait faire l’objet d’une entreprise de reconquête pour en faire le poumon vert du Sud de la ville.

Le projet Comteroux doit être le point de départ de la reconquête de ces zones mono-fonctionnelles en véritables quartiers qui répondent aux impératifs de mixité fonctionnelle et sociale attendue pour la ville de demain. Cette opération devrait être le point d’entrée du poumon vert Sud de la ville en permettant la liaison vers l’Est

Urban Ski à Perpignan : Stop à la bêtise et à l’indécence.

Urban Ski à Perpignan (crédit photo Mélina Dufraigne)

Il fait 50 °C en Australie, où des hommes et des animaux meurent littéralement de chaud. Chez nous, la plaine du Roussillon vient de voir prolonger ses mesures de restriction d’eau à cause d’une situation de sécheresse endémique. Et voilà qu’on déverse pour s’amuser des tonnes de neige au centre de Perpignan pour faire semblant de faire du ski à 17 °C.

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Pollution lumineuse et éclairage public : NOU-S PERPIGNAN poursuit son combat

Le 16 novembre dernier le collectif NOU-S PERPIGNAN avait constaté que 116 enseignes ne respectaient pas les dispositions du Grenelle de l’environnement leur demandant d’éteindre leurs façades et leurs vitrines entre 1h et 6h du matin. Après avoir alerté la presse, il avait envoyé le 30 novembre la liste de ces enseignes à Jean-Marc Pujol en lui demandant de faire appliquer la loi. Il lui avait également signalé la nécessité de modifier un éclairage public mal réfléchi, illuminant des rocades désertes toute la nuit.

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