Ce que nous disent les bus de Figueres.

L’organisation d’un ramassage en bus dans les communes de notre département pour emmener touristes et habitants au marché de Figueres a provoqué dans notre classe politique locale, et perpignanaise au premier chef, une levée de bouclier d’un autre âge.

Au lieu de critiquer l’initiative de la mairie de Figueres, bien reçu des touristes et des Roussillonnais, la mairie de Perpignan ferait bien de réfléchir un peu. Plutôt que de considérer la Catalogne comme une concurrente déloyale faisant jouer le facteur « bon marché », elle devrait considérer le bassin de 2,5 M de personnes qui habitent entre Figueres et Barcelone comme une opportunité, et travailler d’urgence à faciliter les relations transfrontalières, notamment en termes de mobilité. Sait-elle qu’au Pays Basque un train régional relie Hendaye à Saint-Sébastien en une demi-heure pour 2,45 euros, de 5 h à 23 h ? Elle devrait aussi se demander pourquoi elle n’est pas capable d’organiser un marché attractif convivial, mais de qualité, qui servirait de vitrine aux producteurs roussillonnais, comme il en existe de l’autre côté de la frontière ?

Au lieu de se lamenter, la municipalité de Perpignan devrait arrêter de regarder passer les trains (ou les bus) et renouer avec son histoire pour redevenir une capitale active de sa région.

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