Caravane des quartiers – La parole des habitant·es

A l’issue des cinq arrêts de notre caravane des quartiers entre février et juin 2019 (St Assiscle, Clodion, Las Cobas, Moulin à Vent et Place Cassanyes), où nous avons discuté avec de nombreuses personnes et recueilli plus de 80 contributions écrites, nous pouvons  faire état de l’avis des habitant·es sur leur vie quotidienne et sociale dans ces quartiers mais également de leurs propositions.

Si la plupart des habitant·es sont attaché·es à leur quartier, l’analyse de leurs contributions montre les maux profonds de la politique municipale actuelle :

  • Des manques d’équipements criants dans certains quartiers : partout des équipements sportifs et des lieux associatifs, souvent des jardins, des commerces et services de proximité ;
  • D’une façon générale, un éloignement des services publics et un déficit d’accès aux droits ;
  • Un manque d’animations et de dynamisation à l’échelle des quartiers : peu de lieux d’échanges, des propositions quasi-inexistantes pour les plus jeunes, pas d’effort intergénérationnel,
  • Le manque de concertation dans l’aménagement de l’espace public : on refait souvent à l’identique pour ne pas heurter ceux qui ont leur petites habitudes ou  l’oreille des élus, on rate donc l’occasion de repenser l’espace pour les personnes à mobilité réduite, les piétons, les vélos, ou la vie commerçante (projet de marché abandonné à St Assiscle). Les projets de rénovation sont très minéraux alors qu’on a besoin de vert pour faire respirer la ville. Quant à la gestion des périodes de travaux, une catastrophe en termes de souci des riverains !
  • Un manque de sérieux pour assurer les missions de propreté (pas de régularité dans les passages des équipes) ou de sécurité (zones de non-droit abandonnées par la police municipale).
  • Une déception assez partagée sur le service de transports en commun : la suppression d’arrêts (notamment au cœur des cités), la réorganisation des lignes a pénalisé de nombreux·ses usager·ères (particulièrement évoqué Place Cassanyes, lieu de passage pour le marché). Seul le bus A, qui est devenu régulier et avec une fréquence de 10 min, recueille quelques satisfécits.

Au-delà de ces constats partagés d’un quartier à l’autre, avec des nuances selon les équipements et les services présents, les témoignages et sentiments recueillis à Clodion montrent avec quel niveau de mépris les quartiers les plus populaires sont considérés : isolement, ségrégation, démission de l’office HLM et de la police municipale, …

Face à ces constats, les habitant·es ont des projets, des actions à proposer : il·elles ne sont pas mégalomanes (city-stade, jardins et nature en ville, parcs pour enfants, jardins ouvriers, lieux associatifs, animations, accès aux bus, …) mais au contraire très réalistes, car nous savons les un·es et les autres ce qu’il manque dans nos quartiers.

Nou-s Perpignan porte le projet d’une réappropriation de notre droit à habiter une ville saine, solidaire, juste, sûre et conviviale. Nous proposons que sur la base du diagnostic dressé par les habitant·es, chaque quartier fasse l’objet d’un plan de développement en termes d’infrastructure, de services publics et de politique culturelle et sportive. Partout dans la ville doivent exister des lieux de rencontres, d’échanges, d’actions communes, pour redonner du sens à notre communauté de vie à Perpignan.

Une réponse sur “Caravane des quartiers – La parole des habitant·es”

  1. j ai l impression que le centre ville de perpignan est a l abandon
    les commerces ferme les un apres les autre sa va devenir une ville
    fantome tout est concentré sur les exterieurs . nous somme de lille
    passons notre retraite sur perpignan sommes tres decu de la propretée merde de chien il y a plus de chien que d habitant rien est fait pour ce sentir bien dans perpignan .le maire veut faire crever le centre ville? rien a voir avec le nord ont a le mauvais temps mais avons le coeur sur la main. vous avez le soleil mais les gens sont triste renfermé sur eux meme se regarde le nonbril
    individualisme.enfin la ville n est pas prete de ce reveiller.

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