Terminus pour le Mas Vermeil !

Ces dernières semaines deux nouveaux projets de démolition de bâtiments ayant une valeur patrimoniale sont apparus Perpignan.
Cette fois ci il s’agit de l’hôtel Terminus, face à la gare, et du Mas Vermeil, près de Château-Roussillon.

Dans ces deux cas aucune concertation avec la population n’a eu lieu, aucune phase de co-construction n’est prévue et les projets qui sont annoncés n’ont aucune valeur architecturale ou esthétique.

Certes si des travaux de surélévation avaient déjà fait perdre son cachet à l’hôtel Terminus, le bâtiment d’habitations collectives qui doit le remplacer est d’une architecture totalement quelconque, sans charme et sans référence à l’identité culturelle de Perpignan.
Ce sera aussi l’un des premiers immeubles que les touristes sortant de la gare verront avant d’aller en centre-ville.

Il est aussi à craindre que la maison Combes-Jacomet, dont la parcelle est mitoyenne du futur bâtiment, soit à nouveau menacée, le permis de démolir étant toujours valable.

Le Mas Vermeil à Perpignan

Pour le Mas Vermeil il s’agit d’enfoncer un clou supplémentaire dans le cercueil d’un quartier où le mauvais goût et l’absence de vision se sont épanouis ces 20 dernières années.

Ce mas, dernier vestige architectural de l’activité agricole entre Perpignan et Cabestany, aurait pu être transformé en un lieu dédié à l’environnement ou à des loisirs de qualité. Au lieu de cela la mairie soutient un banal projet immobilier sans réelle plus-value architecturale porté par des promoteurs ayant largement participé à défigurer notre département.

On oubliera la réaction de Pierre Parrat, premier adjoint en charge de l’urbanisme, seule personne à Perpignan qui croit encore que l’Architecte des Bâtiments de France se soucie vraiment du patrimoine de la ville.

L’urbanisme à Perpignan ne doit plus être opportuniste mais réfléchi et l’identité de notre ville doit être mise en avant par la création d’une véritable « charte de qualité architecturale et urbaine » impliquant tous les acteurs de la ville, pouvoirs publics, bureaux d’urbanisme, entreprises de la construction, associations et surtout les habitants.
Même si les projets sont portés par des initiatives privées une municipalité a le pouvoir de s’opposer à toute destruction du patrimoine. En effet par le permis de construire et par des contraintes architecturales elle peut directement influer sur ce qui se construit or Mr Pujol ne trouve rien à redire à de tels massacres, mieux même il les encourage.

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