Pour une assemblée citoyenne à Perpignan !

Nou-s Perpignan est un collectif citoyen né il y a plus d’un an dans le but de constituer une alternative citoyenne et de rassembler dans notre ville les forces sociales et écologistes pour les prochaines municipales. L’état actuel des discussions entre toutes ces forces pour présenter aux électeurs une seule liste confirme que seule la démarche d’une liste citoyenne peut aboutir à un large consensus. Rappelons que lors des dernières élections européennes le total des votants pour les partis et mouvements de gauche a atteint 30%. Oui la gauche existe à Perpignan et ces électeurs souhaitent le rassemblement !

Les discussions ont bien avancé et l’appel à la création d’une assemblée citoyenne auquel nous avons participé a déjà reçu plus de 100 signatures en deux jours.  Le rassemblement des citoyennes et des citoyens et des différents collectifs citoyens sera formalisé le 14 septembre place Rigaud à partir de 16h lors d’une large assemblée. Cette dernière sera chargée de définir les modalités du mouvement. Un manifeste rappelant nos valeurs essentielles, à savoir une transformation démocratique, sociale et écologique, sera soumis à l’approbation des participants.

Signer l’appel en ligne
(Attention, pour que nous ayons accès à votre identité, il faut avoir ou créer un compte sur le site qui accueille l’appel).

Relayer la tenue de l’assemblée le 14 septembre

Nou-s Perpignan affirme haut et fort qu’il n’y a pas de transition écologique possible sans justice sociale et sans démocratie. Nous devons agir devant l’urgence climatique et la perte de la biodiversité autant au niveau local que global. Une municipalité a un rôle essentiel pour mettre en œuvre les solutions sur la transition écologique (politique des transports digne de ce nom, du vert plutôt que du béton, l’arrêt total de l’extension des grandes surfaces) comme pour lutter contre la précarité dans notre ville et redonner de la dignité à ses habitantes et habitants (qualité des services publics, politique de logements et de santé, culture pour toutes et tous). La qualité de vie doit passer par une meilleure sécurité et par une ville propre.

Pour Nou-s, la participation citoyenne aux décisions municipales est la base même d’une politique efficace pour sortir Perpignan du marasme et redonner espoir aux Perpignanais. Nous appelons tous les habitantes et les habitants qui croient à un possible changement à rejoindre cette initiative et à participer à l’assemblée du 14 septembre, 16h sur la Place Rigaud.

PERPIGNAN, Ville d’accueil

La porte de l’immeuble Lamartine (propriété de la mairie), rue Zola, murée par la mairie de Perpignan en juin 2019 suite à l’évacuation d’un squat en juin 2019.

Immigré, étranger, migrant, réfugié, demandeur d’asile, sans-papiers… autant de termes qui agitent le monde politique, nourrissent conversations et fantasmes, et interpellent notre société souvent sur fond d’ignorance, de malentendus, de contre-vérités et d’instrumentalisation.
Pour la droite et l’extrême-droite, l’accueil des « étrangers » est un prétexte pour justifier une politique d’exclusion, pour aggraver les communautarismes, diviser les travailleurs, les précaires et tous ceux qui sont en difficulté : les boucs-émissaires sont toujours utiles !
Pour la gauche qui, sur cette question, peine à tenir un langage clair et à sortir des propositions en demi-teinte, c’est une difficulté.
Pour Nou-s Perpignan, c’est l’opportunité de rappeler des vérités et de prendre les problèmes à bras-le-corps, ici, à Perpignan et en terre catalane.

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Caravane des quartiers – La parole des habitant·es

A l’issue des cinq arrêts de notre caravane des quartiers entre février et juin 2019 (St Assiscle, Clodion, Las Cobas, Moulin à Vent et Place Cassanyes), où nous avons discuté avec de nombreuses personnes et recueilli plus de 80 contributions écrites, nous pouvons  faire état de l’avis des habitant·es sur leur vie quotidienne et sociale dans ces quartiers mais également de leurs propositions.

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Forum#1 Démocratie locale – Retour sur l’atelier ‘Comment vraiment participer aux décisions municipales ?’

La dizaine de participant·es à l’atelier est partie d’une analyse de sa pratique de la « participation » à laquelle on nous invite parfois, ou au contraire de sa non-participation :

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Forum#1 – Démocratie locale – Retour sur l’atelier ‘La démocratie à l’échelle des quartiers’

Quels rôles pour les associations et les conseils de quartier ?

Une vingtaine de participant·es s’est présentée à cet atelier qui s’est déroulé en deux temps, sur fond de deux questions. Chacun·e était invité·e à répondre de manière individuelle dans un premier temps pour déboucher sur un échange d’idée et un débat dans un deuxième temps.

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Rassemblement des progressistes et des écologistes

Conscient de la complexité de la situation politique dans notre ville, Nou-s Perpignan a pris la responsabilité d’explorer les voies d’un rassemblement des forces de progrès social et des écologistes pour les prochaines municipales à Perpignan. Nos efforts ont permis de construire un espace de dialogue.

Nous avons proposé aux différents partis et mouvements politiques de gauche la création d’une plateforme citoyenne qu’ils soutiendront et que la liste soit composée à parité de représentants de la société civile et de militant·es politiques. Nous nous sommes proposés de conduire cette liste et d’être garant de la participation citoyenne, cœur du projet de Nou-s Perpignan.

Nous continuerons à construire un projet d’avenir pour notre ville avec ses habitant·es et à faire de la politique autrement, comme nous l’avons fait depuis plus d’un an. Nous vous invitons le samedi 7 septembre à notre deuxième forum sur la place publique, dédié à la transition écologique, sociale et économique à Perpignan.

Quand on est handicapé on ne va pas à la plage !

Des travaux visant à rendre accessible le cheminement entre deux arrêts de bus.

Un récent article de l’Indépendant vient de nous rappeler les difficultés que connaissent au quotidien les personnes à mobilité réduite (PMR) à Perpignan et, plus généralement, dans les Pyrénées-Orientales.

En 2011, Perpignan était dernière du baromètre de l’accessibilité de l’Association des Paralysés de France (APF) publié dans l’Express. Cela avait valu à la ville un passage au JT de Jean-Pierre Pernaut. À l’époque la mairie refusait de créer la commission communale d’accessibilité telle que la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées le prévoyait.

Certes depuis un certain nombre de travaux ont été réalisés, mais dans de nombreux cas il s’agit d’adaptation et de mises en conformité assez légères. Et les contre-exemples sont malheureusement nombreux :

  • L’aménagement du « parcours gothique », notamment entre les dominicains et l’ancien évêché, n’est pas accessible et la décision a été clairement assumée.
  • Au niveau de la passerelle de la Têt, la surface de la plateforme permettant de tourner au milieu de la rampe de la passerelle, côté théâtre, a été réduite, illégalement après le passage de la commission de sécurité, au motif de gêner le passage des mobylettes.
  • La plupart des équipements servant à bloquer les deux-roues motorisés, par exemple celui de la passerelle des Jardins de la Basse côté Saint-Assiscle, sont difficilement utilisables en fauteuil, surtout pour des personnes ayant des problèmes au niveau des bras.
  • Le centre-ville est connu pour ne pas être accessible, et lors de la réalisation du plan d’accessibilité de la voirie et de l’espace public la mairie a refusé de faire appel à un cabinet extérieur pour le centre ancien.

La passerelle des Jardins de la Basse et son équipement pour bloquer les deux-roues.
La passerelle des Jardins de la Basse et son équipement pour bloquer les deux-roues.

Les fauteuils qui roulent sur la chaussée plutôt que sur les trottoirs sont malheureusement banals dans de nombreux quartiers. La réalité du quotidien des personnes en situation de handicap n’est clairement pas comprise par les décideurs politiques locaux.
Le cas d’école que vient de vivre un touriste en fauteuil roulant, qui a fort justement médiatisé l’affaire, montre qu’élus et techniciens se réfugient derrière des aspects techniques et financiers, mais que l’aspect humain du handicap est très peu considéré. Or les problématiques du handicap et de l’invalidité, qui d’ici quelques années devrait concerner 25 % de la population du fait du vieillissement, ne doivent plus être vues comme des contraintes réglementaires ou financières. Elles doivent être pensées comme une chance pour améliorer le cadre de vie de tous les habitants de notre territoire.

C’est pourquoi Nou-s Perpignan propose :

    • une formation de tous les élu·es aux situations de handicap, pour prendre des décisions en connaissance de cause ;
    • la suppression de tous les obstacles aux cheminements : la maîtrise des deux-roues motorisées doit passer par une intervention de la police municipale et non par des équipements qui freinent la mobilité des piétons, vélos et personnes porteuses de handicap ;
    • la conception de l’espace public et de tout nouveau projet urbain, notamment de valorisation du patrimoine, en prenant en compte l’accessibilité des fauteuils roulants et en limitant les obstacles sur trottoir ;
    • la mise en conformité de l’espace public pour la mobilité des personnes non voyantes : équipement sonore sur les feux rouges, avertisseurs tactiles, etc. ;
    • la mise en place de moyens financiers et surtout humains pour l’accompagnement des personnes en situation de handicap et de leurs proches ;
    • et bien sûr, leur écoute, via une véritable participation des premier·ières intéressé·es à la commission réglementaire.

Perpignan doit devenir une ville inclusive, soucieuse des plus fragiles !

Ce que nous proposons à toutes les forces de gauche

Il faut partir d’un constat honnête. La gauche à Perpignan n’a pas le vent en poupe. Elle est divisée. Elle a vécu une dernière campagne municipale catastrophique en 2014. Elle n’a pas su faire vivre une opposition à la politique de Jean-Marc Pujol depuis lors, à quelques exceptions près.

Tout est donc à faire pour les prochaines élections municipales de 2020, et le défi est immense. Mais nous devons le relever avec enthousiasme, parce que le peuple de gauche est là, qu’il attend quelque chose, et qu’on doit sonner la révolte à Perpignan devant l’urgence sociale, écologique, politique qui nous menace tous.

Que faut-il donc pour que la gauche puisse rompre avec la fatalité du duel entre la droite et l’extrême-droite ? Trois choses à notre avis : une unité la plus large possible, une véritable détermination à mener le combat pour Perpignan, et un changement de méthode et de pratiques radical.

Nous devons d’abord parvenir à l’unité la plus large possible. Si la gauche se divise entre ceux qui ont encore une place et ceux qui veulent faire table rase, entre ceux qui brandissent des sondages douteux et ceux qui sont prêts à des campagnes de témoignages, la défaite est assurée. Or nous n’avons plus le droit de nous regarder le nombril alors que nous risquons de nous retrouver absent.es des débats et que l’état de la ville est désastreux. Il nous faut regarder de l’avant ensemble sous peine de décevoir une fois de trop.

 Pour retrouver une crédibilité, nous devons changer et nos méthodes et nos pratiques. Une démarche de rassemblement qui entraîne l’adhésion ne peut plus se faire à la sauce politique d’hier, à force de marchandages entre personnalités ou entre directions de partis. Les électeur.trices n’en veulent plus. Elle doit se faire autour d’un programme et d’une méthode qui permettent l’expression et la participation de toutes celles et ceux qui veulent changer la ville.

La méthode doit répondre à une véritable exigence démocratique. Nous devons faire vivre une assemblée ouverte pendant la campagne, qui décide des orientations de celle-ci. Nous devons constituer une direction de campagne collégiale, à laquelle participent toutes les forces engagées dans la bataille, et notamment celles des citoyen.nes sans attaches partisanes. Nous devons construire une liste qui reflète cette pluralité, où tout le monde trouve sa juste place.

Si nous parvenons à nous rassembler pour mener ce combat, nous pourrons porter bien haut le programme de justice sociale et de transformation écologique dont notre ville a tellement besoin. Nous pourrons exister dans cette campagne, redonner espoir au peuple de gauche et, pourquoi pas, rêver de lendemains meilleurs pour Perpignan et pour les Perpignanais.es. Depuis plus d’un an Nou-s Perpignan a travaillé pour que cet espoir devienne réalité. Nous nous  proposons d’être le garant et le pilote d’une gauche réconciliée avec ses valeurs et avec sa mission autour d’une plateforme commune et à coup sûr gagnante.