Sauvons le théâtre municipal Jordi Pere Cerdà !

Le 2 août 2018 madame la ministre de la Culture s’est dite inquiète que le théâtre municipal Jordi Pere Cerdà de Perpignan soit défiguré par les travaux de la phase 2 du Campus Mailly.

Cette prise de position peut sembler une victoire pour les défenseurs du théâtre. Elle reprend les arguments qu’avance l’Association de sauvegarde du patrimoine artistique et historique roussillonnais depuis septembre 2017. Mais elle ne garantit en rien l’abandon du projet.

À ce jour des appels à candidature sont en cours, une convention de mise à disposition d’immeubles de 96 ans a été signée avec l’université, la révision du règlement du secteur sauvegardé va bon train, des opérations immobilières ont déjà été effectuées, et le théâtre a changé de gestionnaire. Pour finir les sièges ont tous été enlevés courant août, ce qui rend le lieu inutilisable pour de longs mois, si ce n’est plus.

Cette phase 2 du Campus Mailly est soutenu activement par le Conseil départemental, partenaire du NPNRU, qui est prêt à céder pour 1 euro une partie du couvent Saint-Sauveur. Il faut donc souhaiter que l’étonnant regain d’intérêt manifesté par sa présidente pour le sort de Saint-Jacques s’étendra jusqu’à la place Rigaud.
En effet, si le projet est mené à son terme, le théâtre perdra sa fonction de lieu culturel quoi qu’en dise monsieur le maire. Tous les gens sérieux savent bien que les activités de l’université ne sont pas compatibles avec le fonctionnement d’un théâtre. La Bourse du travail subira une opération de chirurgie lourde qui la rendra méconnaissable. Le temple protestant fermera. Et plusieurs immeubles anciens, dont l’école Roland, subiront une « rénovation » à la mode perpignanaise. Le musée des écoles a déjà été vidé et muré.

Devant la perspective de ces nouvelles destructions, si typiques de l’ère Pujol, la municipalité n’a jamais été capable d’expliquer en quoi ce projet d’installation de la faculté de droit va aider à l’amélioration des conditions socio-économiques catastrophiques que connaît le centre ancien de Perpignan. Et près de 8 millions d’euros ont déjà été investis dans la phase 1 du Campus Mailly, sans que la moindre étude d’impact n’ait été réalisée et sans que la moindre réunion de concertation n’ait eu lieu.

Le collectif NOU-S Perpignan demande qu’un véritable débat coût/bénéfice, appuyé sur de vraies études d’impact, ait lieu autour du futur du théâtre. Et que les acteurs culturels, les associations concernées, et les habitants de toute de la ville de Perpignan soient enfin associés à un projet qui engage la ville jusqu’en 2113 !

Le théâtre municipal Jordi Pere Cerdà
Le théâtre municipal Jordi Pere Cerdà

Louis Alliot sait-il où est la Catalogne ?

Si elle ne surprend pas les membres du collectif NOU-S PERPIGNAN, la contribution de Louis Alliot au débat public perpignanais ne mérite aucun éloge, et annonce une campagne municipale d’un piètre niveau.

Tapi dans un épais silence, qui se satisfait de voir la ville chuter pour mieux en ramasser les miettes, Louis Alliot n’aime à en sortir que lorsqu’il sent l’odeur de la polémique fraîche. Pas pour proposer quoi que ce soit pour la ville. Simplement pour faire parler de lui. Mais avec une telle muflerie, et une telle ignorance des sujets, qu’elle doit mettre les Perpignanais en garde.

Après la destruction de Saint-Jacques, contre laquelle Louis Alliot n’avait jamais trouvé rien à redire, mais qui l’a vu se fendre d’un communiqué pour insulter ses adversaires politiques sans proposer même une idée pour ce quartier, le voilà qui se sert aujourd’hui de la question catalane d’une manière indigne.

Sa critique de la réception du président de la Generalitat par Jean-Marc Pujol est un prétexte pour décrire de manière loufoque une situation catalane à laquelle Louis Alliot ne connaît manifestement rien, ce qui est embêtant pour un prétendant à la mairie de Perpignan. Il y reprend tous les arguments du parti ultra-nationaliste espagnol Ciutadanos, que l’on voit régulièrement manifester avec des militants de la Phalange : les indépendantistes catalans sont des extrémistes alors qu’ils demandent seulement à voter pour décider de l’avenir de leur pays, ils ont divisé la société catalane alors que trois quarts des Catalans sont favorables à un référendum, ils sont une minorité qui a pris en otage le pays alors que 48 % des Catalans sont favorables à l’indépendance contre 43 % qui ne le sont pas.

Voilà donc les Perpignanais prévenus. Louis Alliot, qui travaille ses dossiers en lisant Le Figaro au moment du café, est opposé à l’exercice de la démocratie. S’il devient maire, il tournera le dos à la Catalogne et poursuivra la politique du « Perpignan cul-de-sac » qu’a entamé Jean-Marc Pujol, alors que Perpignan doit fonctionner comme un carrefour entre la Catalogne et le Sud de la France. Et bien sûr il aggravera la politique de marginalisation et de folklorisation de la culture et de la langue catalane à Perpignan.

Au contraire de cette paresse politicienne, NOU-S PERPIGNAN se donne pour objectif de proposer des réponses convaincantes aux vrais problèmes des Perpignanais. Il soutient la résolution démocratique du problème catalan par le biais d’un référendum. Il veut faire de la culture et de la langue catalane un instrument de cohésion et une force pour notre ville. Il entend nouer avec les villes catalanes un partenariat fort qui offrira à Perpignan une visibilité et une attractivité nouvelle dans son environnement régional.

Quand la politique de sécurité de Jean-Marc Pujol s’arrête aux toilettes publiques.

Un article de l’Indépendant du 29/08/18, nous informe que J.M. Pujol n’a pas souhaité intégrer les toilettes publiques dans l’appel d’offres passé avec JC Decaux pour les abris-bus. Et ce au motif qu’ « installer ce type de toilettes favorise les trafics de drogue. »
Cette phrase illustre la faillite de la politique sécuritaire d’une municipalité qui préfère les calculs politiques et les effets d’annonce plutôt que d’affronter les vrais problèmes des Perpignanais.

On le sait, dans le climat de peur qui règne en France depuis les attentats, Jean-Marc Pujol aime à mettre en avant l’accroissement des effectifs de la police municipale, l’achat de pistolets semi-automatiques, et l’installation de caméras de « vidéo-protection ».
Il se trouve que, hormis pour le stationnement gênant, aucune étude n’a montré l’efficacité de ces caméras pour prévenir la délinquance. Et leur installation représente une véritable gabegie dans une ville endettée comme Perpignan. Quant à l’armement et à la croissance des effectifs de la police municipale, encore faudrait-il qu’ils s’accompagnent d’une véritable réflexion sur les besoins en sécurité de la ville, et sur la distribution des moyens existants.

Or agiter la menace terroriste, contre laquelle il faut être prêt mais qui est aléatoire, ne peut pas dédouaner la municipalité de Perpignan de regarder les choses en face. À savoir qu’à Perpignan c’est la situation sociale désastreuse nourrit une délinquance et une économie souterraine qui représente selon l’INSEE le tiers du revenu départemental. Et l’on peut même se féliciter que cette situation n’ait pas généré déjà des phénomènes plus violents.
Malgré cela, la prévention de la délinquance est une notion totalement absente de la politique de sécurité municipale, qui est illisible et incohérente. On ne veut pas mettre de toilettes publiques, alors qu’on ferme les yeux quand des dealers siègent tranquillement au pied de la cité Betriu ou de l’église Saint-Mathieu. On ne veut pas mettre de toilettes publiques, mais on s’avoue presque vaincu quand ils chassent les habitants de la résidence Les Oiseaux au Vernet. Il faut dire qu’on peut compter, sur ce point comme sur d’autres, avec l’habituel silence de Louis Alliot, député de la circonscription et champion de « tu vas voir l’ordre que je vais remettre », mais qui n’a assisté à aucune réunion concernant la sécurité de la ville depuis qu’il est conseiller municipal.

Face à ces aveux d’impuissance, NOU-S PERPIGNAN propose une politique de sécurité cohérente, qui prenne en compte la situation sociale de la ville, associe les habitants des quartiers, et lie prévention et répression. Une politique qui permettra enfin aux Perpignanais d’aller aux toilettes publiques…

Publicité du budget de l’agglomération : les étonnantes confusions de Jean-Marc Pujol

Dans sa réponse au collectif NOU-S PERPIGNAN, qui demandait à ce que le budget de l’agglomération soit rendu public et disponible en ligne, comme le prévoit la loi, Jean-Marc Pujol confond curieusement deux types de documents : les délibérations qui sont prises (c’est-à-dire votées) par l’agglomération et qui sont publiées sur le site de celle-ci conformément à la loi, et les documents budgétaires (c’est-à-dire le budget principal et les budgets annexes) qui ne sont pas publiés en ligne contrairement à ce qu’impose la loi.

Les rapports budgétaires qu’évoque M. Pujol sont des documents courts qui présentent de manière orientée et synthétique les choix d’une majorité. Ce sont ces rapports qui sont lus et débattus au cours du vote d’un budget. Ils sont liés à chacune des délibérations. Ils ne permettent pas de comprendre précisément quels arbitrages ont été effectués, quelles dépenses sont provisionnées, l’état réel de la dette, l’évolution des recettes, le montant des frais de communication et de représentation, etc.

Budgets et rapports budgétaires sont donc deux documents distincts. Que les seconds soient mis à disposition du public ne change rien au fait que les premiers doivent l’être aussi, conformément à la loi. Or, contrairement à ceux de la ville de Perpignan, les budgets de l’agglomération ne sont pas disponibles. Pourquoi ?

NOU-S Perpignan réaffirme son souhait de voir ces documents publiés, dans un souci de transparence et de respect de la loi. C’est le sens de la démarche qui a été initiée auprès de M. le préfet.

Transparence des comptes de l’agglomération : NOU-S PERPIGNAN saisit le préfet

Le collectif NOU-S PERPIGNAN vient de saisir le préfet des Pyrénées-Orientales afin qu’il impose à l’agglomération Perpignan-Méditerranée-Métropole de publier son budget 2018 sur son site Internet.

La publicité des documents comptables des collectivités territoriales est une obligation légale depuis 2016. Régions, départements, communes et intercommunalités ont depuis 2 ans l’obligation de rendre ces documents accessibles au public, en ligne, « gratuitement dans un délais d’un mois à compter de leur adoption ». La loi précise notamment que les budgets doivent être « accessibles, lisibles et conformes aux documents soumis à l’organe délibérant ».

A ce jour, les documents comptables (et notamment le budget 2018) de Perpignan-Méditerranée-Métropole ne sont pas disponibles. NOU-S PERPIGNAN a donc sollicité le préfet du département afin qu’il impose à l’agglomération de se mettre en conformité avec la loi.

Le collectif NOU-S PERPIGNAN considère que l’opendata doit devenir une réalité à Perpignan.

Télécharger le courrier au format PDF (210 ko) : https://nousperpignan.org/wp-content/uploads/2018/08/20180814-L_préfet_transparence_budgetaire.pdf

La canicule et la ville

Le collectif NOU-S PERPIGNAN ose espérer que la canicule dont nous sortons péniblement, et la menace de celles qui s’annoncent, constitueront un tournant pour la municipalité dans sa vision de la ville, ainsi que dans sa manière de penser son aménagement.

Si nous voulons limiter les effets des coups de chaleur à venir, Perpignan ne peut plus se permettre de liquider ce qui reste de sa ceinture verte, ni d’urbaniser tous les espaces encore libres dans son tissu urbain. Au contraire NOU-S PERPIGNAN propose un plan de renaturalisation de la ville qui préserve et étende les espaces verts, comme on le fait actuellement à Lyon. On ne peut plus décemment aujourd’hui lotir tous les espaces depuis le parc des Sports jusqu’au Mas Palegry, depuis Mailloles jusqu’au Mas Besson. On ne peut plus décemment aujourd’hui détruire les ruelles du centre ancien pour ouvrir des parkings fournaises. C’est être irresponsable et foncer dans le mur climatique.

Outre cette politique de renaturalisation de la ville, une attention particulière doit être portée à l’aménagement et au mobilier urbain. Pour résister à la chaleur nous avons besoin d’arbres sur nos places et nos promenades (mais les arbres ont disparu dans notre ville), de bancs pour nous asseoir (mais ceux de la Cité des Pêchers se sont évanouis), de fontaines disponibles régulièrement au centre-ville et dans les quartiers (mais celle de la place Rigaud n’est plus), de jardins publics qui soient ouverts à permanence.

La municipalité, pour montrer son souci de la population, devrait enfin se décider à avancer sur l’équipement et la gestion de l’espace public. NOU-S PERPIGNAN en fait déjà un axe majeur de son projet pour la ville.

Ce que nous disent les bus de Figueres.

L’organisation d’un ramassage en bus dans les communes de notre département pour emmener touristes et habitants au marché de Figueres a provoqué dans notre classe politique locale, et perpignanaise au premier chef, une levée de bouclier d’un autre âge.

Au lieu de critiquer l’initiative de la mairie de Figueres, bien reçu des touristes et des Roussillonnais, la mairie de Perpignan ferait bien de réfléchir un peu. Plutôt que de considérer la Catalogne comme une concurrente déloyale faisant jouer le facteur « bon marché », elle devrait considérer le bassin de 2,5 M de personnes qui habitent entre Figueres et Barcelone comme une opportunité, et travailler d’urgence à faciliter les relations transfrontalières, notamment en termes de mobilité. Sait-elle qu’au Pays Basque un train régional relie Hendaye à Saint-Sébastien en une demi-heure pour 2,45 euros, de 5 h à 23 h ? Elle devrait aussi se demander pourquoi elle n’est pas capable d’organiser un marché attractif convivial, mais de qualité, qui servirait de vitrine aux producteurs roussillonnais, comme il en existe de l’autre côté de la frontière ?

Au lieu de se lamenter, la municipalité de Perpignan devrait arrêter de regarder passer les trains (ou les bus) et renouer avec son histoire pour redevenir une capitale active de sa région.

Quand tout va mal, Louis Alliot sort du bois

L’affaire de la destruction du quartier Saint-Jacques dans le cadre du NPNRU a permis de faire un tour d’horizon des forces qui aiguisent leurs couteaux à droite avant les municipales de 2020. Disons-le tout net, il est en tout point inquiétant.

Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan, absent quand se sont manifestées les premières tensions, a mené la politique terne et sans vision à laquelle nous sommes habitués. Son adjoint à la politique de la ville, Olivier Amiel, s’est répandu en imprécations et en mensonges, en tâchant de diviser la population de Perpignan pour servir ses intérêts politiques. Romain Grau a agi à sa mesure, sans courage aucun et de façon détournée, pour préserver lui aussi ses clientèles et ses intérêts.

Mais dans ce tableau déprimant, le collectif NOU-S PERPIGNAN a trouvé encore matière à se catastropher plus de l’intervention de Louis Alliot. Silencieux depuis des mois, tête d’une opposition municipale atone depuis quatre ans, le voilà sorti du bois comme un prédateur politique se délectant que les choses aillent mal. Non pas pour proposer quoi que ce soit pour le centre ancien, mais pour profiter de la situation. Et cela avec une violence rare, en affublant ses adversaires de sobriquets insultants, et en traitant Romain Grau et Olivier Amiel de « socialistes » (sic!) incurables.

Ce faisant Louis Alliot s’est montré tel qu’il est. Le parfait représentant d’un parti qui prospère sur la misère. Le parfait représentant d’un parti qui n’a rien à y opposer sinon des catalogues « Y a qu’à faut qu’on ». Le parfait représentant d’un parti d’extrême-droite, pour qui la droite est déjà trop à gauche, et qui n’hésite pas à porter de sinistres anathèmes sur les options politiques qui ne sont pas les siennes.

Perpignan n’a que faire d’un maire comme lui. Perpignan a besoin d’un projet d’avenir, rassembleur, cohérent. Le projet que NOU-S PERPIGNAN veut construire.