Réaction à l’annonce de la candidature d’Agnès Langevine

Nou-s Perpignan, créé avec le soutien d’EELV, après un an de travail de fond, a contribué en cette fin d’été à la création d’une Assemblée citoyenne afin de construire une dynamique de transformation pour les prochaines municipales à Perpignan. Cette dynamique rassemble des habitant·es, des militant·es associatif·ves ou syndicalistes, des collectifs citoyens et des partis et mouvements politiques de gauche autour d’un socle commun, notre manifeste, et d’un processus démocratique et transparent, à l’image de ce qui se fait dans beaucoup d’autres villes en France, notamment à Marseille, à Montpellier et à Toulouse.

L’Assemblée, qui portera la liste « L’Alternative ! Perpignan écologique et solidaire » n’a eu de cesse d’inviter l’ensemble des forces militantes, et particulièrement les écologistes, à rejoindre sa démarche inédite pour constituer une seule liste à même de renverser l’oligarchie conservatrice au pouvoir depuis 60 ans à Perpignan et d’offrir un autre horizon que le repli sur les thèses du Rassemblement National.

Malgré le soutien initial d’EELV, malgré nos invitations répétées, sans suite, afin de présenter notre démarche et d’avancer ensemble, nous constatons la candidature d’Agnès Langevine, vice-présidente EELV de la Région en charge de la transition écologique. Cette candidature écologiste, présentée comme celle du rassemblement, et qui nous met dans la case de « l’extrême » en minimisant le caractère innovant de notre démarche, ne peut que décevoir notre souhait d’être toutes et tous réellement rassemblé· es. Le « rassemblement » tant voulu se ferait donc sans la dynamique citoyenne ? Sans un nouveau rapport à la politique dont l’envie est pourtant clairement exprimée par nos concitoyen·nes, via toutes les mobilisations depuis fin 2018 et via toutes les enquêtes d’opinion, qu’elles soient nationales ou locales ?

Nou-s Perpignan reste persuadé que seule une démarche ouverte et participative peut donner envie aux habitant·es de se ressaisir de la politique et faire la différence dans les urnes et dans la ville, pour changer la donne à Perpignan. Au-delà des enjeux écologistes que nous porterons avec conviction et détermination, il faut offrir un projet d’ensemble pour redonner espoir et dignité aux habitant·es de cette ville en souffrance et uniquement gouvernée par le clientélisme. Cela passe par la mobilisation des énergies, non pas derrière une personne providentielle, mais dans un collectif. Nous restons donc déterminé·es à créer cette alternative écologique et solidaire, reposant sur un socle démocratique incontournable que nous mettons en acte dans notre fonctionnement.

L’Assemblée citoyenne est ouverte à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans cet objectif de transformation politique pour gagner la ville en mars 2020. Rejoignez-nous le mardi 5 novembre à 18 h Salle des Libertés pour la troisième assemblée !

Perpignan, le 25 octobre 2019

Pour Jean-Marc Pujol : « les discriminations, c’est pas trop chez nous qu’il y en a ! »

Lors du comité de pilotage du Contrat de Ville qui s’est tenu le 26 septembre 2019, Jean-Marc Pujol, en qualité de Président de Perpignan Méditerranée Métropole, a déclaré de but en blanc : « Les discriminations, c’est pas trop chez nous qu’il y en a ! ».
S’en est suivi une série de propos visant clairement à minimiser, voire relativiser, la réalité des discriminations et notamment les violences faites aux femmes.

Ces propos, tenus alors que la réunion portait à ce moment-là sur les programmes de lutte contre les discriminations, montre le déphasage complet entre la réalité que vivent les Perpignanais·es et les Français·es en général et la vision du monde affichée par une équipe municipale clairement à bout de souffle.

Certes, pour reprendre le propos de Jean-Marc Pujol, la France n’est pas le pire pays où vivre. Mais comparaison n’est pas raison !

Les politiques mises en œuvre par la municipalité et la communauté urbaine sont largement en deçà des besoins exprimés par les habitant·es de Perpignan. L’affaire de l’hôtel La Cigale a fini de montrer le ridicule de la municipalité pour tout ce qui touche à la défense des plus fragiles.
La lutte contre toutes les formes de discrimination, contre les féminicides, contre l’homophobie, contre le racisme, doit être une priorité de la mairie et de la communauté urbaine.
Perpignan doit être une ville accueillante pour tous et qui défend chacun de ses habitant·es !

Pour une assemblée citoyenne à Perpignan !

Nou-s Perpignan est un collectif citoyen né il y a plus d’un an dans le but de constituer une alternative citoyenne et de rassembler dans notre ville les forces sociales et écologistes pour les prochaines municipales. L’état actuel des discussions entre toutes ces forces pour présenter aux électeurs une seule liste confirme que seule la démarche d’une liste citoyenne peut aboutir à un large consensus. Rappelons que lors des dernières élections européennes le total des votants pour les partis et mouvements de gauche a atteint 30%. Oui la gauche existe à Perpignan et ces électeurs souhaitent le rassemblement !

Les discussions ont bien avancé et l’appel à la création d’une assemblée citoyenne auquel nous avons participé a déjà reçu plus de 100 signatures en deux jours.  Le rassemblement des citoyennes et des citoyens et des différents collectifs citoyens sera formalisé le 14 septembre place Rigaud à partir de 16h lors d’une large assemblée. Cette dernière sera chargée de définir les modalités du mouvement. Un manifeste rappelant nos valeurs essentielles, à savoir une transformation démocratique, sociale et écologique, sera soumis à l’approbation des participants.

Signer l’appel en ligne
(Attention, pour que nous ayons accès à votre identité, il faut avoir ou créer un compte sur le site qui accueille l’appel).

Relayer la tenue de l’assemblée le 14 septembre

Nou-s Perpignan affirme haut et fort qu’il n’y a pas de transition écologique possible sans justice sociale et sans démocratie. Nous devons agir devant l’urgence climatique et la perte de la biodiversité autant au niveau local que global. Une municipalité a un rôle essentiel pour mettre en œuvre les solutions sur la transition écologique (politique des transports digne de ce nom, du vert plutôt que du béton, l’arrêt total de l’extension des grandes surfaces) comme pour lutter contre la précarité dans notre ville et redonner de la dignité à ses habitantes et habitants (qualité des services publics, politique de logements et de santé, culture pour toutes et tous). La qualité de vie doit passer par une meilleure sécurité et par une ville propre.

Pour Nou-s, la participation citoyenne aux décisions municipales est la base même d’une politique efficace pour sortir Perpignan du marasme et redonner espoir aux Perpignanais. Nous appelons tous les habitantes et les habitants qui croient à un possible changement à rejoindre cette initiative et à participer à l’assemblée du 14 septembre, 16h sur la Place Rigaud.

PERPIGNAN, Ville d’accueil

La porte de l’immeuble Lamartine (propriété de la mairie), rue Zola, murée par la mairie de Perpignan en juin 2019 suite à l’évacuation d’un squat en juin 2019.

Immigré, étranger, migrant, réfugié, demandeur d’asile, sans-papiers… autant de termes qui agitent le monde politique, nourrissent conversations et fantasmes, et interpellent notre société souvent sur fond d’ignorance, de malentendus, de contre-vérités et d’instrumentalisation.
Pour la droite et l’extrême-droite, l’accueil des « étrangers » est un prétexte pour justifier une politique d’exclusion, pour aggraver les communautarismes, diviser les travailleurs, les précaires et tous ceux qui sont en difficulté : les boucs-émissaires sont toujours utiles !
Pour la gauche qui, sur cette question, peine à tenir un langage clair et à sortir des propositions en demi-teinte, c’est une difficulté.
Pour Nou-s Perpignan, c’est l’opportunité de rappeler des vérités et de prendre les problèmes à bras-le-corps, ici, à Perpignan et en terre catalane.

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Rassemblement des progressistes et des écologistes

Conscient de la complexité de la situation politique dans notre ville, Nou-s Perpignan a pris la responsabilité d’explorer les voies d’un rassemblement des forces de progrès social et des écologistes pour les prochaines municipales à Perpignan. Nos efforts ont permis de construire un espace de dialogue.

Nous avons proposé aux différents partis et mouvements politiques de gauche la création d’une plateforme citoyenne qu’ils soutiendront et que la liste soit composée à parité de représentants de la société civile et de militant·es politiques. Nous nous sommes proposés de conduire cette liste et d’être garant de la participation citoyenne, cœur du projet de Nou-s Perpignan.

Nous continuerons à construire un projet d’avenir pour notre ville avec ses habitant·es et à faire de la politique autrement, comme nous l’avons fait depuis plus d’un an. Nous vous invitons le samedi 7 septembre à notre deuxième forum sur la place publique, dédié à la transition écologique, sociale et économique à Perpignan.

Quand on est handicapé on ne va pas à la plage !

Des travaux visant à rendre accessible le cheminement entre deux arrêts de bus.

Un récent article de l’Indépendant vient de nous rappeler les difficultés que connaissent au quotidien les personnes à mobilité réduite (PMR) à Perpignan et, plus généralement, dans les Pyrénées-Orientales.

En 2011, Perpignan était dernière du baromètre de l’accessibilité de l’Association des Paralysés de France (APF) publié dans l’Express. Cela avait valu à la ville un passage au JT de Jean-Pierre Pernaut. À l’époque la mairie refusait de créer la commission communale d’accessibilité telle que la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées le prévoyait.

Certes depuis un certain nombre de travaux ont été réalisés, mais dans de nombreux cas il s’agit d’adaptation et de mises en conformité assez légères. Et les contre-exemples sont malheureusement nombreux :

  • L’aménagement du « parcours gothique », notamment entre les dominicains et l’ancien évêché, n’est pas accessible et la décision a été clairement assumée.
  • Au niveau de la passerelle de la Têt, la surface de la plateforme permettant de tourner au milieu de la rampe de la passerelle, côté théâtre, a été réduite, illégalement après le passage de la commission de sécurité, au motif de gêner le passage des mobylettes.
  • La plupart des équipements servant à bloquer les deux-roues motorisés, par exemple celui de la passerelle des Jardins de la Basse côté Saint-Assiscle, sont difficilement utilisables en fauteuil, surtout pour des personnes ayant des problèmes au niveau des bras.
  • Le centre-ville est connu pour ne pas être accessible, et lors de la réalisation du plan d’accessibilité de la voirie et de l’espace public la mairie a refusé de faire appel à un cabinet extérieur pour le centre ancien.

La passerelle des Jardins de la Basse et son équipement pour bloquer les deux-roues.
La passerelle des Jardins de la Basse et son équipement pour bloquer les deux-roues.

Les fauteuils qui roulent sur la chaussée plutôt que sur les trottoirs sont malheureusement banals dans de nombreux quartiers. La réalité du quotidien des personnes en situation de handicap n’est clairement pas comprise par les décideurs politiques locaux.
Le cas d’école que vient de vivre un touriste en fauteuil roulant, qui a fort justement médiatisé l’affaire, montre qu’élus et techniciens se réfugient derrière des aspects techniques et financiers, mais que l’aspect humain du handicap est très peu considéré. Or les problématiques du handicap et de l’invalidité, qui d’ici quelques années devrait concerner 25 % de la population du fait du vieillissement, ne doivent plus être vues comme des contraintes réglementaires ou financières. Elles doivent être pensées comme une chance pour améliorer le cadre de vie de tous les habitants de notre territoire.

C’est pourquoi Nou-s Perpignan propose :

    • une formation de tous les élu·es aux situations de handicap, pour prendre des décisions en connaissance de cause ;
    • la suppression de tous les obstacles aux cheminements : la maîtrise des deux-roues motorisées doit passer par une intervention de la police municipale et non par des équipements qui freinent la mobilité des piétons, vélos et personnes porteuses de handicap ;
    • la conception de l’espace public et de tout nouveau projet urbain, notamment de valorisation du patrimoine, en prenant en compte l’accessibilité des fauteuils roulants et en limitant les obstacles sur trottoir ;
    • la mise en conformité de l’espace public pour la mobilité des personnes non voyantes : équipement sonore sur les feux rouges, avertisseurs tactiles, etc. ;
    • la mise en place de moyens financiers et surtout humains pour l’accompagnement des personnes en situation de handicap et de leurs proches ;
    • et bien sûr, leur écoute, via une véritable participation des premier·ières intéressé·es à la commission réglementaire.

Perpignan doit devenir une ville inclusive, soucieuse des plus fragiles !

Jean-Marc Pujol ami de la nature

Déchets en bordure d'un chantier

Plus on approche des élections et plus on rit (jaune) avec le Journal de Perpignan. Voilà que dans le dernier numéro de son bulletin de propagande, Jean-Marc Pujol vante la réduction des impôts (sans faire référence à l’augmentation continue de la dette), et en double page sa politique de protection de la biodiversité.
Il a raison Jean-Marc Pujol, on devrait lui donner cette double investiture Les Républicains/La République en Marche qu’il a vainement cherché à obtenir jusqu’ici. Il y a du Macron en lui. Du Macron sortant d’urgence sur le perron de l’Elysée pour dire que l’extinction du vivant c’est pas bien, et que c’est grave, et qu’on va s’en occuper tout de suite, quand il laisse bétonner les champs d’Ile de France pour construire des méga-supermarchés, promeut les contournements autoroutiers, assouplit la loi littoral. Au bal des bonimenteurs ils feraient un beau couple tous les deux.

NOU-S PERPIGNAN ne mange pas de ce pain là. Depuis novembre dernier nous avons alerté la municipalité de Perpignan sur la nécessité de réduire la pollution lumineuse pour préserver la biodiversité. Nous avons lutté contre la municipalité de Perpignan et l’agglomération Perpignan Méditerranée pour empêcher la bétonisation de Château-Roussillon et de Villeneuve-de-la-Raho. Et nous continuerons à le faire.

Ramassage de déchets sur les quais de la Basse à Perpignan

Puisque Jean-Marc Pujol nous a expliqué que c’était difficile et fatiguant de vérifier que les enseignes commerciales arrêtent d’illuminer leurs enseignes la nuit, nous lui rappellerons ses obligations lors du prochain conseil municipal. La pollution lumineuse a un effet nocif sur la biodiversité. Elle coûte cher à notre communauté. Elle pourrait être réduite immédiatement et sans préjudice pour les Perpignanais. Que Jean-Marc Pujol commence par agir s’il souhaite lutter pour protéger notre environnement. Qu’il fasse appliquer la loi sur la pollution lumineuse, et qu’il arrête l’urbanisation de ce qui reste de la ceinture verte de Perpignan, plutôt que de nous montrer des photos des quais de la Basse. Et qu’il arrête, en somme, de nous prendre pour des imbéciles.

Éclairage public sur le parking du Parc des Expositions

Les sucettes à l’assaut du patrimoine !

Un des nouveaux panneaux publicitaires installés en 2019

En catimini Perpignan Méditerranée Métropole a lancé une concertation autour du Règlement Local de Publicité intercommunal.
Ce règlement a pour but de planifier l’affichage publicitaire sur le territoire des 36 communes qui constituent la communauté urbaine. C’est lui qui va permettre d’autoriser ou d’interdire l’implantation de panneaux publicitaires.

Le dossier de concertation est composé de trois documents : un diagnostic qui sert aussi de rapport de présentation ; un ensemble de cartes des différentes communes ; un projet de règlement.
Évidemment avec nos édiles il faut toujours s’attendre à une mauvaise surprise. Dans le cas présent c’est l’article 6 qui joue ce rôle.
En effet il introduit deux dérogations à l’article L581-8 du code de l’environnement.

Ainsi, si le projet de règlement est adopté, il sera possible à la mairie de Perpignan d’installer des panneaux d’affichage de type « sucette » dans le centre ancien au motif qu’il s’agit de « mobilier urbain ». Les 36 communes de Perpignan Méditerranée Métropole pourront aussi en installer à proximité des monuments historiques.
L’impact esthétique, notamment, pour les touristes, passent clairement après l’appât du gain.
Le nouveau contrat avec JC Decaux doit rapporter près de 940 000 €, soit une augmentation de 227 000 € par rapport au précédent contrat. On sent bien que la municipalité croit avoir trouvé un filon pour rentrer de l’argent sans effort. Il est vrai que les recettes fiscales liées à l’activité économique locale sont faibles, sans doute du fait de l’absence de politique économique.

Nou-s Perpignan s’oppose fermement à ce développement de la publicité sur l’espace public et suivra le modèle de Grenoble, c’est-à-dire la suppression de ces panneaux. Le manque à gagner sera compensé par une politique de développement économique volontariste.

Le Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi) sur le site de la communauté urbaine : https://www.perpignanmediterraneemetropole.fr/single-post/2018/09/11/RLPi

Nou-s Perpignan soutient les enseignants et parents d’élèves qui manifestent leur désaccord vis-à-vis de la loi sur « l’école de la confiance » dite loi Blanquer.

Sous couvert de confiance, on souhaite rationaliser l’école publique (regroupement collège/primaires), rendant l’école plus éloignée des familles alors qu’il faudrait au contraire l’en rapprocher. Après la gestion administrative des hôpitaux dont on voit le résultat catastrophique en termes de service rendu et de conditions de travail, voici le tour de l’école !

Par ailleurs, en rendant la scolarité obligatoire dès 3 ans (alors qu’elle est effective à 97 % en dehors de toute obligation) au lieu de 6, la contribution que les collectivités vont devoir verser aux maternelles privées est inadmissible : elle va peser sur leurs budgets, alors que nous avons besoin de cet argent pour financer une école publique de qualité.

Il faut investir l’école publique pour en refaire des lieux de mixité et de réussite pour tous, et non renforcer la ségrégation scolaire. C’est particulièrement vrai à Perpignan et nous défendrons une politique éducative ambitieuse.