Urban Ski à Perpignan : Stop à la bêtise et à l’indécence.

Urban Ski à Perpignan (crédit photo Mélina Dufraigne)

Il fait 50 °C en Australie, où des hommes et des animaux meurent littéralement de chaud. Chez nous, la plaine du Roussillon vient de voir prolonger ses mesures de restriction d’eau à cause d’une situation de sécheresse endémique. Et voilà qu’on déverse pour s’amuser des tonnes de neige au centre de Perpignan pour faire semblant de faire du ski à 17 °C.

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NOU-S PERPIGNAN défend le projet des Z’Abattoirs : pour un tiers-lieu de l’innovation sociale, économique et écologique

Le projet des Z’Abattoirs veut permettre la reconquête d’une friche urbaine et industrielle, celle des anciens abattoirs municipaux.
Il est porté depuis près de 5 ans par des associations de quartiers, dont la vocation est de favoriser le lien social, et, depuis 2 ans, par des acteurs issus du monde de la défense de l’environnement et de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS).

Le tiers-lieu des Z'Abattoirs
Le tiers-lieu des Z’Abattoirs
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Perpignan à gauche. Relevons le défi !

Tout le monde le sait, la situation politique de la gauche à Perpignan est préoccupante. Et toutes les rumeurs préviennent du danger d’une victoire du Rassemblement national aux prochaines municipales. Fondées ou non, elles doivent inviter les gens de gauche à s’unir pour pouvoir lutter, et pour offrir à la ville et à ses habitants un véritable horizon.

NOU-S PERPIGNAN est prêt à relever le défi, et tend la main à tous les progressistes afin de constituer une force et une dynamique capables de renverser ces sombres pronostics. Pour cela il faut du renouvellement, dans les figures et dans les pratiques, afin de redonner confiance aux Perpignanais. Pour cela il faut à la fois de l’audace et du pragmatisme dans les propositions, afin d’inventer une ville où il fasse à nouveau bon vivre. Pour cela il faut un esprit de concorde, une capacité d’ouverture, afin que toutes les forces de gauche puissent se sentir partie prenante de cet effort collectif.

C’est pour cela que le collectif NOU-S PERPIGNAN s’est constitué. Il propose à tous les citoyens et à toutes les formations qui veulent relever ce défi d’être l’instrument de cette reconquête.

Perpignan et les bons comptes du Conseil départemental

NOU-S PERPIGNAN félicite le Conseil départemental de se soucier enfin du sort de notre capitale roussillonnaise après tant d’années de silence. Il s’étonne toutefois d’une communication qui fleure bon les temps électoraux, mais pas forcément la cohérence ni la bonne foi.
Annoncer qu’on va faire pleuvoir des millions sur la ville, c’est déjà un type de discours sur lequel il faudrait réfléchir. Si la seule légitimité d’un pouvoir est de tenir une caisse pleine de l’argent des contribuables, c’est dire où en est la notion de projet collectif. Mais même dans ce cas, encore faudrait-il que ces dépenses témoignent d’une vision politique pour la ville. Et on n’en voit pas.

D’abord parce que les 5,3 millions d’euros que le Conseil département se propose de dépenser sont engagés conformément à ce qui était prévu lorsque le département a signé le Contrat de Ville en 2015. Ce n’est donc pas un effort exceptionnel qui est consenti pour Perpignan, comme on voudrait le faire croire, mais le simple respect d’un engagement passé.
Ensuite parce que tout cela ne nous dit pas quelle idée on se fait au Conseil départemental de la politique de la ville menée à Perpignan. Est-ce que la cession du couvent Saint-Sauveur, l’abandon du musée de l’école, le suivisme sur la deuxième phase du Campus Mailly, l’assentiment quant à la construction d’une salle de sport qui coûtera la démolition à Saint-Jacques d’un îlot supplémentaire, veut dire qu’on y plébiscite la politique de la ville menée par Olivier Amiel, malgré son échec patent ? Ce ne seront pas les réunions de pilotage du Contrat de ville, auxquelles les représentants du département n’assistent pas, qui nous le diront.

NOU-S PERPIGNAN ne tient pas les cordons de la bourse publique. Il ne proposera pas aux Perpignanais ces orages de subventions soudains, qui laissent la ville aussi sèche de misère une heure après. Il leur proposera, comme à toutes les formations politiques qui veulent changer la ville, de construire ensemble un projet nouveau, pour essayer d’affronter vraiment une situation sociale qui devient effrayante.

Camping «Parc à thème» de Château-Roussillon : ceinture verte de Perpignan tout doit disparaître.

Pendant que les brochures de la municipalité et de la communauté urbaine pratiquent l’enfumage massif, en vantant le Perpignan « ville jardin » et la protection d’une « trame verte » à venir, la dévastation de Perpignan s’accélère sous la houlette des avocats d’affaires qui tiennent la ville. Dernière menace en date, la construction d’un camping « parc à thèmes » à Château-Roussillon, projet soutenu par la mairie, qui est prête à déclasser des terrains pour permettre le saccage.

Passons vite sur l’argumentaire des vandales. Il est toujours le même. Le camping « parc à thèmes » permettra de renforcer l’offre touristique de l’agglomération. Et donc elle créera des emplois. Évidemment aucun touriste ne se déplacera de bien loin pour jouir de ces infrastructures médiocres et mal connectées. Non plus que beaucoup d’emplois ne seront créés de manière pérenne. Quelques centaines le peu de temps que les entreprises du bâtiment travailleront, puis quelques dizaines finalement. Bien loin du nécessaire pour résorber le chômage de masse de notre agglomération. Ce chômage contre lequel nos élus locaux, incapables et sans imagination, proposent toujours les mêmes recettes qui ne marchent pas : la destruction de notre environnement et son bétonnage systématique.

Or c’est tout le contraire qu’il faut faire. Plutôt que de massacrer notre environnement à coup de tractopelle sur l’autel d’une économie qui ne produit rien, il faut le protéger pour en faire le terreau d’une économie de la création, productrice et de qualité. Ce ne peut être qu’ainsi que notre Roussillon changera, et qu’il deviendra innovant et attractif. Voilà pourquoi il ne faut pas que ce camping « parc à thèmes » se fasse. On ne peut pas liquider le dernier espace libre d’urbanisation à Château-Roussillon, le dernier poumon vert entre Perpignan et Canet pour y faire n’importe quoi.

NOU-S PERPIGNAN participera à l’enquête publique sur ce projet inepte, et s’y opposera, pour que Perpignan préserve et son environnement et ses chances d’avenir.

NOU-S PERPIGNAN a manifesté à Orle.

Ce samedi 27 octobre, malgré la pluie, le collectif NOU-S PERPIGNAN a manifesté sur le site d’Orle pour défendre le patrimoine de Perpignan.
À Orle les dégâts provoqués sur un site médiéval remarquable sont sans doute irréversibles. NOU-S PERPIGNAN exige que la municipalité, qui n’a rien fait pour le protéger, réagisse et demande au moins le classement de l’église pour qu’elle soit épargnée.

NOU-S PERPIGNAN dénonce également la destruction du patrimoine vernaculaire de Perpignan par l’abattage massif de bâtiments dans le centre ancien (80 maisons en quelques années). Ainsi que l’absence de volonté de mettre en valeur le patrimoine de la ville, comme en témoigne la fermeture du musée du Castillet, ou l’abandon du musée de Ruscino.
Le patrimoine de Perpignan est un bien commun de ses habitants. Il doit être un atout culturel et économique que l’on doit protéger et valoriser, pas détruire sans discernement.

NOU-S PERPIGNAN. L’autre gauche.

Le collectif NOU-S PERPIGNAN s’étonne du contenu de la double page concernant les élections municipales de 2020 à Perpignan dans L’Indépendant du 22 octobre. Pas d’avoir été oublié du panorama. Faire de la politique autrement, collectivement, démocratiquement, en traitant des sujets de fond avant de se lancer dans le bal des « soupirants », croire que la situation politique actuelle est tellement grave qu’elle exige un renouveau profond des pratiques, ne peut pas être bien compris du microcosme local. Mais il est dommage que le principal quotidien du pays s’attarde sur des candidatures présumées, des réunions prétendues, des « stratégies » qu’il vaudrait mieux appeler des marchandages, plutôt que de dresser un état des enjeux de cette élection pour la ville et des propositions qui sont faites pour y faire face.

Alors que L’Indépendant nous suggère l’existence de rencontres nocturnes entre initiés « à gauche » (au sous-sol du Conseil départemental probablement) afin de négocier de tristes mariages de raison, NOU-S PERPIGNAN est né pour apporter un bol d’air frais dans ce mauvais soap opera.

Perpignan s’appauvrit, s’enlaidit, perd confiance, et ce n’est pas les petites combines habituelles qui permettront à la gauche d’y renaître, mais sa capacité à susciter chez les Perpignanais un sursaut démocratique. C’est ce à quoi NOU-S PERPIGNAN s’efforce, parce que les temps sont trop durs pour manquer à ce point de sérieux.

Arrêtons le massacre du patrimoine perpignanais !

Travaux à Orle
Travaux à Orle

Suivant une tradition bien établie depuis l’ère Alduy, mais faisant preuve d’un acharnement plus méthodique, la municipalité de Jean-Marc Pujol massacre le patrimoine perpignanais. En moins de trois ans 82 immeubles ont été abattus en centre ancien, dont l’ancien presbytère, bâtiment emblématique de l’architecture roussillonnaise du début du 20e siècle, et d’autres démolitions menacent encore.

Et cette liste désolante pourra désormais être allongée à la périphérie de la ville. Le site d’Orle, sur la route de Toulouges, correspond à un village du Moyen Âge où des sondages archéologiques ont montré l’existence de tombes remontant au IXe siècle, et les traces d’un village fortifié ayant appartenu aux templiers. Il vient d’être dévasté par un promoteur peu précautionneux, sans que la mairie ne pense à la protéger, ni ne trouve rien à redire.

Une politique municipale moderne ne peut pas être une politique qui détruit le patrimoine parce qu’elle le considère comme un problème ou une gêne. C’est au contraire une politique qui protège le patrimoine pour en faire un symbole de cohésion, de reconnaissance, de fierté pour la ville. Un lien avec notre passé, qui nous permette d’imaginer un futur commun. Car le patrimoine d’une ville est un bien commun de ses habitants.

NOU-S PERPIGNAN appelle toutes les personnes qui sont révoltées par cette destruction de notre patrimoine à se rassembler sur le site d’Orle pour demander à ce que cesse le massacre. Rendez-vous est donné samedi 27 octobre à 10h devant la chocolaterie Cémoi, 2980 avenue Julien Panchot. Ligne de bus 12 et 23, arrêt Chocolaterie.


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Plus d’information :
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-%C3%89tienne_d%27Orla
http://aspahr.ouvaton.org/2018/10/12/destruction-du-cimetiere-et-du-village-medieval-dorle-a-perpignan-route-de-toulouges-communique-de-presse-commun-avec-lassociation-archeologique-des-pyrenees-orientales-aapo/