Publicité du budget de l’agglomération : les étonnantes confusions de Jean-Marc Pujol

Dans sa réponse au collectif NOU-S PERPIGNAN, qui demandait à ce que le budget de l’agglomération soit rendu public et disponible en ligne, comme le prévoit la loi, Jean-Marc Pujol confond curieusement deux types de documents : les délibérations qui sont prises (c’est-à-dire votées) par l’agglomération et qui sont publiées sur le site de celle-ci conformément à la loi, et les documents budgétaires (c’est-à-dire le budget principal et les budgets annexes) qui ne sont pas publiés en ligne contrairement à ce qu’impose la loi.

Les rapports budgétaires qu’évoque M. Pujol sont des documents courts qui présentent de manière orientée et synthétique les choix d’une majorité. Ce sont ces rapports qui sont lus et débattus au cours du vote d’un budget. Ils sont liés à chacune des délibérations. Ils ne permettent pas de comprendre précisément quels arbitrages ont été effectués, quelles dépenses sont provisionnées, l’état réel de la dette, l’évolution des recettes, le montant des frais de communication et de représentation, etc.

Budgets et rapports budgétaires sont donc deux documents distincts. Que les seconds soient mis à disposition du public ne change rien au fait que les premiers doivent l’être aussi, conformément à la loi. Or, contrairement à ceux de la ville de Perpignan, les budgets de l’agglomération ne sont pas disponibles. Pourquoi ?

NOU-S Perpignan réaffirme son souhait de voir ces documents publiés, dans un souci de transparence et de respect de la loi. C’est le sens de la démarche qui a été initiée auprès de M. le préfet.

Transparence des comptes de l’agglomération : NOU-S PERPIGNAN saisit le préfet

Le collectif NOU-S PERPIGNAN vient de saisir le préfet des Pyrénées-Orientales afin qu’il impose à l’agglomération Perpignan-Méditerranée-Métropole de publier son budget 2018 sur son site Internet.

La publicité des documents comptables des collectivités territoriales est une obligation légale depuis 2016. Régions, départements, communes et intercommunalités ont depuis 2 ans l’obligation de rendre ces documents accessibles au public, en ligne, « gratuitement dans un délais d’un mois à compter de leur adoption ». La loi précise notamment que les budgets doivent être « accessibles, lisibles et conformes aux documents soumis à l’organe délibérant ».

A ce jour, les documents comptables (et notamment le budget 2018) de Perpignan-Méditerranée-Métropole ne sont pas disponibles. NOU-S PERPIGNAN a donc sollicité le préfet du département afin qu’il impose à l’agglomération de se mettre en conformité avec la loi.

Le collectif NOU-S PERPIGNAN considère que l’opendata doit devenir une réalité à Perpignan.

Télécharger le courrier au format PDF (210 ko) : https://nousperpignan.org/wp-content/uploads/2018/08/20180814-L_préfet_transparence_budgetaire.pdf

La canicule et la ville

Le collectif NOU-S PERPIGNAN ose espérer que la canicule dont nous sortons péniblement, et la menace de celles qui s’annoncent, constitueront un tournant pour la municipalité dans sa vision de la ville, ainsi que dans sa manière de penser son aménagement.

Si nous voulons limiter les effets des coups de chaleur à venir, Perpignan ne peut plus se permettre de liquider ce qui reste de sa ceinture verte, ni d’urbaniser tous les espaces encore libres dans son tissu urbain. Au contraire NOU-S PERPIGNAN propose un plan de renaturalisation de la ville qui préserve et étende les espaces verts, comme on le fait actuellement à Lyon. On ne peut plus décemment aujourd’hui lotir tous les espaces depuis le parc des Sports jusqu’au Mas Palegry, depuis Mailloles jusqu’au Mas Besson. On ne peut plus décemment aujourd’hui détruire les ruelles du centre ancien pour ouvrir des parkings fournaises. C’est être irresponsable et foncer dans le mur climatique.

Outre cette politique de renaturalisation de la ville, une attention particulière doit être portée à l’aménagement et au mobilier urbain. Pour résister à la chaleur nous avons besoin d’arbres sur nos places et nos promenades (mais les arbres ont disparu dans notre ville), de bancs pour nous asseoir (mais ceux de la Cité des Pêchers se sont évanouis), de fontaines disponibles régulièrement au centre-ville et dans les quartiers (mais celle de la place Rigaud n’est plus), de jardins publics qui soient ouverts à permanence.

La municipalité, pour montrer son souci de la population, devrait enfin se décider à avancer sur l’équipement et la gestion de l’espace public. NOU-S PERPIGNAN en fait déjà un axe majeur de son projet pour la ville.

Ce que nous disent les bus de Figueres.

L’organisation d’un ramassage en bus dans les communes de notre département pour emmener touristes et habitants au marché de Figueres a provoqué dans notre classe politique locale, et perpignanaise au premier chef, une levée de bouclier d’un autre âge.

Au lieu de critiquer l’initiative de la mairie de Figueres, bien reçu des touristes et des Roussillonnais, la mairie de Perpignan ferait bien de réfléchir un peu. Plutôt que de considérer la Catalogne comme une concurrente déloyale faisant jouer le facteur « bon marché », elle devrait considérer le bassin de 2,5 M de personnes qui habitent entre Figueres et Barcelone comme une opportunité, et travailler d’urgence à faciliter les relations transfrontalières, notamment en termes de mobilité. Sait-elle qu’au Pays Basque un train régional relie Hendaye à Saint-Sébastien en une demi-heure pour 2,45 euros, de 5 h à 23 h ? Elle devrait aussi se demander pourquoi elle n’est pas capable d’organiser un marché attractif convivial, mais de qualité, qui servirait de vitrine aux producteurs roussillonnais, comme il en existe de l’autre côté de la frontière ?

Au lieu de se lamenter, la municipalité de Perpignan devrait arrêter de regarder passer les trains (ou les bus) et renouer avec son histoire pour redevenir une capitale active de sa région.

Quand tout va mal, Louis Alliot sort du bois

L’affaire de la destruction du quartier Saint-Jacques dans le cadre du NPNRU a permis de faire un tour d’horizon des forces qui aiguisent leurs couteaux à droite avant les municipales de 2020. Disons-le tout net, il est en tout point inquiétant.

Jean-Marc Pujol, maire de Perpignan, absent quand se sont manifestées les premières tensions, a mené la politique terne et sans vision à laquelle nous sommes habitués. Son adjoint à la politique de la ville, Olivier Amiel, s’est répandu en imprécations et en mensonges, en tâchant de diviser la population de Perpignan pour servir ses intérêts politiques. Romain Grau a agi à sa mesure, sans courage aucun et de façon détournée, pour préserver lui aussi ses clientèles et ses intérêts.

Mais dans ce tableau déprimant, le collectif NOU-S PERPIGNAN a trouvé encore matière à se catastropher plus de l’intervention de Louis Alliot. Silencieux depuis des mois, tête d’une opposition municipale atone depuis quatre ans, le voilà sorti du bois comme un prédateur politique se délectant que les choses aillent mal. Non pas pour proposer quoi que ce soit pour le centre ancien, mais pour profiter de la situation. Et cela avec une violence rare, en affublant ses adversaires de sobriquets insultants, et en traitant Romain Grau et Olivier Amiel de « socialistes » (sic!) incurables.

Ce faisant Louis Alliot s’est montré tel qu’il est. Le parfait représentant d’un parti qui prospère sur la misère. Le parfait représentant d’un parti qui n’a rien à y opposer sinon des catalogues « Y a qu’à faut qu’on ». Le parfait représentant d’un parti d’extrême-droite, pour qui la droite est déjà trop à gauche, et qui n’hésite pas à porter de sinistres anathèmes sur les options politiques qui ne sont pas les siennes.

Perpignan n’a que faire d’un maire comme lui. Perpignan a besoin d’un projet d’avenir, rassembleur, cohérent. Le projet que NOU-S PERPIGNAN veut construire.

Olivier Amiel mélange les torchons et les serviettes

En réponse aux tensions qu’a connu le quartier Saint-Jacques l’après-midi du vendredi 27 juillet 2018, Olivier Amiel a diffusé une liste de ce qu’il qualifie de « réunions de concertation » ayant précédé les travaux du NPNRU. Il l’a assorti, une nouvelle fois, d’attaques à l’encontre des entités et des personnes qui critiquent la mise en œuvre des travaux de destruction dans le centre ancien. Le Collectif NOU-S PERPIGNAN a estimé que la forme – l’agressivité du ton devient chez lui une malheureuse habitude – comme le fond – l’exhibition d’une prétendue liste de « concertations » qui mélange les torchons et les serviettes – méritaient une réponse.

Sur la forme, la réponse d’Olivier Amiel est indigne de quelqu’un qui prétend exercer la première magistrature dans cette ville. La mise en cause de personnes et d’acteurs associatifs connus pour leur attachement au centre-ville et pour leur implication dans la vie de ses quartiers est lamentable.
Lamentables aussi les grosses ficelles de l’école de communication municipale, dont Olivier Amiel est un élève appliqué. L’invocation du bien être des habitants du centre ancien de Perpignan pour justifier les opérations de destruction de leur quartier frôle l’indécence. Ces habitants, que l’on a laissé s’enfoncer dans la misère, et à qui l’on dit un jour une chose, un jour une autre, sentent bien que l’objectif de la manœuvre est de les chasser du centre-ville. Quant à la dénonciation de la « politisation » des opposants à la politique municipale, elle est inquiétante, et illustre précisément ce qu’est la politique de la municipalité. Une politique conservatrice et autoritaire, appliquée par les membres d’un parti, Les Républicains, dont Olivier Amiel est un membre satisfait, et dont les penchants réactionnaires sont tous les jours plus flagrants.

Sur le fond, parmi l’amas des 48 réunions « de concertation » sous lesquelles Olivier Amiel veut cacher le passage en force municipal, et dont on ne peut vérifier dans le détail ni l’assistance ni la teneur, il apparaît que beaucoup n’ont rien à voir avec de la « concertation » Au moins 12 n’ont été que des réunions « d’information » , et 2 ont même eu lieu sans que les habitants ne soient conviés. 3 réunions ont eu un objet qui n’est pas en lien avec le Contrat de Ville ou le NPNRU, et NOU-S Perpignan note la présence de 5 réunions avec le « groupe ouvert de référents de la communauté gitane ». Ce groupe, présenté comme un conseil citoyen dédié exclusivement à la communauté gitane, a été créé en dehors de tout cadre légal. Sa composition et le mode de nomination de ses membres n’ont jamais été rendus publics, et aucun compte-rendu de ses réunions n’est disponible. On nage là en pleine transparence municipale, et il faut saluer le geste d’Olivier Amiel de rendre public une pratique si peu cohérente avec les principes républicains qu’il prétend défendre. Quant à l’absence de réunion concernant le théâtre municipal Jordi Pere Cerdà, ou l’aménagement de la place Carola, elle montre le peu d’intérêt de la municipalité pour l’avis de la population.

En réalité, la municipalité n’a organisé la concertation sur le NPNRU qu’en dernière instance, et sans enthousiasme, en décembre 2017. Après recueil des avis en janvier et février 2018, elle n’a organisé qu’une seule réunion publique, annoncée en catimini, le 7 février 2018, durant laquelle la parole des opposants à la destruction du centre ancien, qui pourtant proposent des alternatives constructives, a été méprisée. Quant aux habitants du quartier, il est évident qu’ils sont peu ou mal informés des opérations de destruction, et les subissent au coup par coup.

Se « concerter » c’est, suivant le dictionnaire, préparer ensemble une action, pas se débrouiller pour faire ce qu’on veut. Aussi le collectif NOU-S Perpignan demande que le cadre réglementaire fixé par la loi n° 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine soit enfin respecté. Les obligations légales de co-construction doivent être suivies. Une maison du projet devrait être ouverte sans délais au cœur de Saint-Jacques, où les habitants pourraient se tenir informés grâce à des plans et donner leur avis. Les projets de rénovation urbaines ne doivent plus être fait dans l’intérêt de certains mais dans l’intérêt général.

La municipalité va-t-elle enflammer Saint-Jacques ?

Suite à l’arrêt des travaux de destruction d’un nouvel îlot du quartier Saint-Jacques ce vendredi 27 juillet, du fait de l’intervention des habitants du quartier, le collectif NOU-S PERPIGNAN qui s’est déjà exprimé, à l’instar d’autres groupes politiques, associations, personnalités et experts du patrimoine, contre le projet de « rénovation urbaine » tel qu’il est mené par la municipalité de Perpignan dans le centre ancien, dénonce avec inquiétude la stratégie de passage en force de celle-ci.

Méprisant ouvertement toutes les voix qui s’élèvent pour pointer du doigt ce qui ressemble de plus en plus à une mutilation inédite en Europe d’un quartier historique remarquable, jouant avec des populations fragiles qui ne savent pas où les pelleteuses frapperont demain, ni quel avenir on leur proposera, elle a décidé de continuer cet été son entreprise de démolition.

Ce faisant, elle risque de provoquer la réaction des populations du centre-ville, ulcérées par cette politique du fait accompli, et met en péril la tranquillité et la sécurité publique dans ces quartiers.
Si elle s’entête, la municipalité de Perpignan sera responsable devant les Perpignanais d’avoir mené avec entêtement une politique brutale, dénoncée par tous, et comptable du saccage patrimonial et social qui en résultera.