Nous c’est NOU-S. La troupe du maire fait un bide au théâtre municipal.

Le théâtre Jordi Pere Cerdà

Le collectif NOU-S PERPIGNAN s’ attriste de voir que le maire de Perpignan ne réussit pas mieux dans le registre de l’humour que dans celui de la grandeur outragée. L’acteur manque de justesse.

Un conseil d’abord à notre apprenti comédien. Avant de jouer il faut répéter, et connaître aussi le rôle de ceux à qui on donne la réplique. NOU-S PERPIGNAN n’est pas la résurrection du collectif de défense du théâtre. NOU-S PERPIGNAN est un collectif qui prépare un projet municipal démocratique, solidaire et écologique, en parfaite contradiction avec sa politique arbitraire, dissolvante et bétonnière. Mais soyons indulgent, une opposition municipale à Perpignan…ça fait longtemps qu’on ne sait plus ce que c’est. Continuer la lecture de « Nous c’est NOU-S. La troupe du maire fait un bide au théâtre municipal. »

Mobilité fiction

Ça aurait pu se passer comme ça à Perpignan… *

Samedi 15 septembre 2018 – 14h02 :

Le bus à haut niveau de service (BHNS) de la ligne 1 stoppe à l’heure prévue Place de la Résistance à deux pas du Castillet, avant de repartir en direction du Moulin-à-vent, de l’université et de Technopole Sud. Circulant en site propre sur l’intégralité du parcours, il permet d’accéder au centre-ville en un quart d’heure.
Devant l’accroissement de la fréquentation des lignes du fait de l’efficacité du réseau, les autobus articulés standards commencent à être remplacés par des modèles de plus grande capacité. Et les services de l’agglomération étudient sérieusement la création d’un tramway. Plus économique à long terme, il sera mieux adapté à la fréquentation à venir et à l’extension du réseau déjà amorcée vers les communes limitrophes. Continuer la lecture de « Mobilité fiction »

NOU-S PERPIGNAN répond au secteur du bâtiment

Le collectif NOU-S PERPIGNAN a été surpris de l’entrée sur le terrain politique des représentants des grandes entreprises du bâtiment du département. Disons-le tout net, leur prise de position en faveur de la politique de destruction du quartier Saint-Jacques menée par la municipalité est erronée et mal venue. Elle rappelle ces connivences intéressées entre groupes de pression et pouvoir politique qui paralysent le changement dans notre pays.

Dénoncer le blocage des travaux de destruction du quartier, c’est oublier la responsabilité de la mairie dans ce blocage. Par son incompétence, par son incapacité à présenter un plan lisible de rénovation, à tenir compte des critiques émanant pourtant de personnes compétentes, à associer les habitants du quartier.

Les habitants du quartier Saint-Jacques, et tous ceux qui luttent pour ce quartier, ne refusent pas un projet de rénovation urbaine mais veulent qu’il soit conçu avec intelligence, pour leur offrir une vie meilleure.
Quand les grands entrepreneurs du bâtiment demandent que la commande publique soutienne leur activité, en mettant en avant leur compétence pour la « rénovation lourde » et la « construction neuve », ils oublient que le rôle des pouvoirs publics dans l’économie n’est pas d’adapter leurs exigences aux désirs des lobbies mais de fixer un cap en fonction de l’intérêt général, et en prévision de l’avenir.

Or, en matière de travaux publics et de bâtiment, l’intérêt général et la prévision de l’avenir, exigent que l’on abandonne l’économie des « rénovations lourdes » et de la « construction neuve » pour développer celle de la réhabilitation, de la densification, de la rénovation énergétique. Sauf à vouloir détruire définitivement notre pays, les entreprises du bâtiment comme les pouvoirs publics doivent être, ensemble, les moteurs de ce changement, pour le bien de tous.

Sauvons le théâtre municipal Jordi Pere Cerdà !

Le 2 août 2018 madame la ministre de la Culture s’est dite inquiète que le théâtre municipal Jordi Pere Cerdà de Perpignan soit défiguré par les travaux de la phase 2 du Campus Mailly.

Cette prise de position peut sembler une victoire pour les défenseurs du théâtre. Elle reprend les arguments qu’avance l’Association de sauvegarde du patrimoine artistique et historique roussillonnais depuis septembre 2017. Mais elle ne garantit en rien l’abandon du projet.

À ce jour des appels à candidature sont en cours, une convention de mise à disposition d’immeubles de 96 ans a été signée avec l’université, la révision du règlement du secteur sauvegardé va bon train, des opérations immobilières ont déjà été effectuées, et le théâtre a changé de gestionnaire. Pour finir les sièges ont tous été enlevés courant août, ce qui rend le lieu inutilisable pour de longs mois, si ce n’est plus.

Cette phase 2 du Campus Mailly est soutenu activement par le Conseil départemental, partenaire du NPNRU, qui est prêt à céder pour 1 euro une partie du couvent Saint-Sauveur. Il faut donc souhaiter que l’étonnant regain d’intérêt manifesté par sa présidente pour le sort de Saint-Jacques s’étendra jusqu’à la place Rigaud.
En effet, si le projet est mené à son terme, le théâtre perdra sa fonction de lieu culturel quoi qu’en dise monsieur le maire. Tous les gens sérieux savent bien que les activités de l’université ne sont pas compatibles avec le fonctionnement d’un théâtre. La Bourse du travail subira une opération de chirurgie lourde qui la rendra méconnaissable. Le temple protestant fermera. Et plusieurs immeubles anciens, dont l’école Roland, subiront une « rénovation » à la mode perpignanaise. Le musée des écoles a déjà été vidé et muré.

Devant la perspective de ces nouvelles destructions, si typiques de l’ère Pujol, la municipalité n’a jamais été capable d’expliquer en quoi ce projet d’installation de la faculté de droit va aider à l’amélioration des conditions socio-économiques catastrophiques que connaît le centre ancien de Perpignan. Et près de 8 millions d’euros ont déjà été investis dans la phase 1 du Campus Mailly, sans que la moindre étude d’impact n’ait été réalisée et sans que la moindre réunion de concertation n’ait eu lieu.

Le collectif NOU-S Perpignan demande qu’un véritable débat coût/bénéfice, appuyé sur de vraies études d’impact, ait lieu autour du futur du théâtre. Et que les acteurs culturels, les associations concernées, et les habitants de toute de la ville de Perpignan soient enfin associés à un projet qui engage la ville jusqu’en 2113 !

Le théâtre municipal Jordi Pere Cerdà
Le théâtre municipal Jordi Pere Cerdà

Louis Alliot sait-il où est la Catalogne ?

Si elle ne surprend pas les membres du collectif NOU-S PERPIGNAN, la contribution de Louis Alliot au débat public perpignanais ne mérite aucun éloge, et annonce une campagne municipale d’un piètre niveau.

Tapi dans un épais silence, qui se satisfait de voir la ville chuter pour mieux en ramasser les miettes, Louis Alliot n’aime à en sortir que lorsqu’il sent l’odeur de la polémique fraîche. Pas pour proposer quoi que ce soit pour la ville. Simplement pour faire parler de lui. Mais avec une telle muflerie, et une telle ignorance des sujets, qu’elle doit mettre les Perpignanais en garde.

Après la destruction de Saint-Jacques, contre laquelle Louis Alliot n’avait jamais trouvé rien à redire, mais qui l’a vu se fendre d’un communiqué pour insulter ses adversaires politiques sans proposer même une idée pour ce quartier, le voilà qui se sert aujourd’hui de la question catalane d’une manière indigne.

Sa critique de la réception du président de la Generalitat par Jean-Marc Pujol est un prétexte pour décrire de manière loufoque une situation catalane à laquelle Louis Alliot ne connaît manifestement rien, ce qui est embêtant pour un prétendant à la mairie de Perpignan. Il y reprend tous les arguments du parti ultra-nationaliste espagnol Ciutadanos, que l’on voit régulièrement manifester avec des militants de la Phalange : les indépendantistes catalans sont des extrémistes alors qu’ils demandent seulement à voter pour décider de l’avenir de leur pays, ils ont divisé la société catalane alors que trois quarts des Catalans sont favorables à un référendum, ils sont une minorité qui a pris en otage le pays alors que 48 % des Catalans sont favorables à l’indépendance contre 43 % qui ne le sont pas.

Voilà donc les Perpignanais prévenus. Louis Alliot, qui travaille ses dossiers en lisant Le Figaro au moment du café, est opposé à l’exercice de la démocratie. S’il devient maire, il tournera le dos à la Catalogne et poursuivra la politique du « Perpignan cul-de-sac » qu’a entamé Jean-Marc Pujol, alors que Perpignan doit fonctionner comme un carrefour entre la Catalogne et le Sud de la France. Et bien sûr il aggravera la politique de marginalisation et de folklorisation de la culture et de la langue catalane à Perpignan.

Au contraire de cette paresse politicienne, NOU-S PERPIGNAN se donne pour objectif de proposer des réponses convaincantes aux vrais problèmes des Perpignanais. Il soutient la résolution démocratique du problème catalan par le biais d’un référendum. Il veut faire de la culture et de la langue catalane un instrument de cohésion et une force pour notre ville. Il entend nouer avec les villes catalanes un partenariat fort qui offrira à Perpignan une visibilité et une attractivité nouvelle dans son environnement régional.

Quand la politique de sécurité de Jean-Marc Pujol s’arrête aux toilettes publiques.

Un article de l’Indépendant du 29/08/18, nous informe que J.M. Pujol n’a pas souhaité intégrer les toilettes publiques dans l’appel d’offres passé avec JC Decaux pour les abris-bus. Et ce au motif qu’ « installer ce type de toilettes favorise les trafics de drogue. »
Cette phrase illustre la faillite de la politique sécuritaire d’une municipalité qui préfère les calculs politiques et les effets d’annonce plutôt que d’affronter les vrais problèmes des Perpignanais.

On le sait, dans le climat de peur qui règne en France depuis les attentats, Jean-Marc Pujol aime à mettre en avant l’accroissement des effectifs de la police municipale, l’achat de pistolets semi-automatiques, et l’installation de caméras de « vidéo-protection ».
Il se trouve que, hormis pour le stationnement gênant, aucune étude n’a montré l’efficacité de ces caméras pour prévenir la délinquance. Et leur installation représente une véritable gabegie dans une ville endettée comme Perpignan. Quant à l’armement et à la croissance des effectifs de la police municipale, encore faudrait-il qu’ils s’accompagnent d’une véritable réflexion sur les besoins en sécurité de la ville, et sur la distribution des moyens existants.

Or agiter la menace terroriste, contre laquelle il faut être prêt mais qui est aléatoire, ne peut pas dédouaner la municipalité de Perpignan de regarder les choses en face. À savoir qu’à Perpignan c’est la situation sociale désastreuse nourrit une délinquance et une économie souterraine qui représente selon l’INSEE le tiers du revenu départemental. Et l’on peut même se féliciter que cette situation n’ait pas généré déjà des phénomènes plus violents.
Malgré cela, la prévention de la délinquance est une notion totalement absente de la politique de sécurité municipale, qui est illisible et incohérente. On ne veut pas mettre de toilettes publiques, alors qu’on ferme les yeux quand des dealers siègent tranquillement au pied de la cité Betriu ou de l’église Saint-Mathieu. On ne veut pas mettre de toilettes publiques, mais on s’avoue presque vaincu quand ils chassent les habitants de la résidence Les Oiseaux au Vernet. Il faut dire qu’on peut compter, sur ce point comme sur d’autres, avec l’habituel silence de Louis Alliot, député de la circonscription et champion de « tu vas voir l’ordre que je vais remettre », mais qui n’a assisté à aucune réunion concernant la sécurité de la ville depuis qu’il est conseiller municipal.

Face à ces aveux d’impuissance, NOU-S PERPIGNAN propose une politique de sécurité cohérente, qui prenne en compte la situation sociale de la ville, associe les habitants des quartiers, et lie prévention et répression. Une politique qui permettra enfin aux Perpignanais d’aller aux toilettes publiques…

Publicité du budget de l’agglomération : les étonnantes confusions de Jean-Marc Pujol

Dans sa réponse au collectif NOU-S PERPIGNAN, qui demandait à ce que le budget de l’agglomération soit rendu public et disponible en ligne, comme le prévoit la loi, Jean-Marc Pujol confond curieusement deux types de documents : les délibérations qui sont prises (c’est-à-dire votées) par l’agglomération et qui sont publiées sur le site de celle-ci conformément à la loi, et les documents budgétaires (c’est-à-dire le budget principal et les budgets annexes) qui ne sont pas publiés en ligne contrairement à ce qu’impose la loi.

Les rapports budgétaires qu’évoque M. Pujol sont des documents courts qui présentent de manière orientée et synthétique les choix d’une majorité. Ce sont ces rapports qui sont lus et débattus au cours du vote d’un budget. Ils sont liés à chacune des délibérations. Ils ne permettent pas de comprendre précisément quels arbitrages ont été effectués, quelles dépenses sont provisionnées, l’état réel de la dette, l’évolution des recettes, le montant des frais de communication et de représentation, etc.

Budgets et rapports budgétaires sont donc deux documents distincts. Que les seconds soient mis à disposition du public ne change rien au fait que les premiers doivent l’être aussi, conformément à la loi. Or, contrairement à ceux de la ville de Perpignan, les budgets de l’agglomération ne sont pas disponibles. Pourquoi ?

NOU-S Perpignan réaffirme son souhait de voir ces documents publiés, dans un souci de transparence et de respect de la loi. C’est le sens de la démarche qui a été initiée auprès de M. le préfet.

Transparence des comptes de l’agglomération : NOU-S PERPIGNAN saisit le préfet

Le collectif NOU-S PERPIGNAN vient de saisir le préfet des Pyrénées-Orientales afin qu’il impose à l’agglomération Perpignan-Méditerranée-Métropole de publier son budget 2018 sur son site Internet.

La publicité des documents comptables des collectivités territoriales est une obligation légale depuis 2016. Régions, départements, communes et intercommunalités ont depuis 2 ans l’obligation de rendre ces documents accessibles au public, en ligne, « gratuitement dans un délais d’un mois à compter de leur adoption ». La loi précise notamment que les budgets doivent être « accessibles, lisibles et conformes aux documents soumis à l’organe délibérant ».

A ce jour, les documents comptables (et notamment le budget 2018) de Perpignan-Méditerranée-Métropole ne sont pas disponibles. NOU-S PERPIGNAN a donc sollicité le préfet du département afin qu’il impose à l’agglomération de se mettre en conformité avec la loi.

Le collectif NOU-S PERPIGNAN considère que l’opendata doit devenir une réalité à Perpignan.

Télécharger le courrier au format PDF (210 ko) : https://nousperpignan.org/wp-content/uploads/2018/08/20180814-L_préfet_transparence_budgetaire.pdf