NOU-S PERPIGNAN demande la démission de M. Olivier Amiel, adjoint au maire de Perpignan

Suite à ses récentes déclarations demandant la reprise au plus vite de l’opération de destruction du quartier Saint-Jacques, les dernières d’une trop longue liste d’imprécations violentes et mensongères, le collectif NOU-S PERPIGNAN demande la démission de M. Olivier Amiel.

En tant qu’adjoint au maire chargé de la politique de la ville, il est le principal responsable du fiasco d’une opération de rénovation urbaine mal conçue, mal expliquée, et mal exécutée, qui a fini par être arrêtée par les habitants du quartier eux-mêmes.

Lorsque cette opération a été stoppée, son incompétence et son discrédit parmi les habitants du quartier l’ont, semble-t-il, tenu à l’écart des réunions de concertation initiées sous l’égide de la préfecture entre les habitants et la Mairie.

C’est alors qu’agissant en politique irresponsable, il a multiplié les déclarations incendiaires et infamantes à l’encontre des habitants, des personnalités, et des associations qui se sont opposés à son projet inepte. N’hésitant pas à mettre en péril la tranquillité d’un quartier fragile pour préserver ses ambitions municipales.
Ce faisant, il s’est situé en contradiction ouverte avec le maire Jean-Marc Pujol qui, pour avoir cautionné le projet de rénovation urbaine, a pourtant jugé nécessaire de faire cesser les travaux afin d’apaiser les esprits.
Pour l’échec retentissant du projet de rénovation urbaine de Saint-Jacques, pour son irresponsabilité politique, pour se trouver en opposition ouverte avec le maire et la municipalité, le collectif NOU-S PERPIGNAN demande sa démission.

Source : https://www.le-journal-catalan.com/olivier-amiel-quartier-saint-jacques-a-perpignan-ne-plus-perdre-de-temps-ne-plus-jamais-ceder/60833

NOU-S PERPIGNAN répond au secteur du bâtiment

Le collectif NOU-S PERPIGNAN a été surpris de l’entrée sur le terrain politique des représentants des grandes entreprises du bâtiment du département. Disons-le tout net, leur prise de position en faveur de la politique de destruction du quartier Saint-Jacques menée par la municipalité est erronée et mal venue. Elle rappelle ces connivences intéressées entre groupes de pression et pouvoir politique qui paralysent le changement dans notre pays.

Dénoncer le blocage des travaux de destruction du quartier, c’est oublier la responsabilité de la mairie dans ce blocage. Par son incompétence, par son incapacité à présenter un plan lisible de rénovation, à tenir compte des critiques émanant pourtant de personnes compétentes, à associer les habitants du quartier.

Les habitants du quartier Saint-Jacques, et tous ceux qui luttent pour ce quartier, ne refusent pas un projet de rénovation urbaine mais veulent qu’il soit conçu avec intelligence, pour leur offrir une vie meilleure.
Quand les grands entrepreneurs du bâtiment demandent que la commande publique soutienne leur activité, en mettant en avant leur compétence pour la « rénovation lourde » et la « construction neuve », ils oublient que le rôle des pouvoirs publics dans l’économie n’est pas d’adapter leurs exigences aux désirs des lobbies mais de fixer un cap en fonction de l’intérêt général, et en prévision de l’avenir.

Or, en matière de travaux publics et de bâtiment, l’intérêt général et la prévision de l’avenir, exigent que l’on abandonne l’économie des « rénovations lourdes » et de la « construction neuve » pour développer celle de la réhabilitation, de la densification, de la rénovation énergétique. Sauf à vouloir détruire définitivement notre pays, les entreprises du bâtiment comme les pouvoirs publics doivent être, ensemble, les moteurs de ce changement, pour le bien de tous.

La municipalité va-t-elle enflammer Saint-Jacques ?

Suite à l’arrêt des travaux de destruction d’un nouvel îlot du quartier Saint-Jacques ce vendredi 27 juillet, du fait de l’intervention des habitants du quartier, le collectif NOU-S PERPIGNAN qui s’est déjà exprimé, à l’instar d’autres groupes politiques, associations, personnalités et experts du patrimoine, contre le projet de « rénovation urbaine » tel qu’il est mené par la municipalité de Perpignan dans le centre ancien, dénonce avec inquiétude la stratégie de passage en force de celle-ci.

Méprisant ouvertement toutes les voix qui s’élèvent pour pointer du doigt ce qui ressemble de plus en plus à une mutilation inédite en Europe d’un quartier historique remarquable, jouant avec des populations fragiles qui ne savent pas où les pelleteuses frapperont demain, ni quel avenir on leur proposera, elle a décidé de continuer cet été son entreprise de démolition.

Ce faisant, elle risque de provoquer la réaction des populations du centre-ville, ulcérées par cette politique du fait accompli, et met en péril la tranquillité et la sécurité publique dans ces quartiers.
Si elle s’entête, la municipalité de Perpignan sera responsable devant les Perpignanais d’avoir mené avec entêtement une politique brutale, dénoncée par tous, et comptable du saccage patrimonial et social qui en résultera.