Camping «Parc à thème» de Château-Roussillon : ceinture verte de Perpignan tout doit disparaître.

Pendant que les brochures de la municipalité et de la communauté urbaine pratiquent l’enfumage massif, en vantant le Perpignan « ville jardin » et la protection d’une « trame verte » à venir, la dévastation de Perpignan s’accélère sous la houlette des avocats d’affaires qui tiennent la ville. Dernière menace en date, la construction d’un camping « parc à thèmes » à Château-Roussillon, projet soutenu par la mairie, qui est prête à déclasser des terrains pour permettre le saccage.

Passons vite sur l’argumentaire des vandales. Il est toujours le même. Le camping « parc à thèmes » permettra de renforcer l’offre touristique de l’agglomération. Et donc elle créera des emplois. Évidemment aucun touriste ne se déplacera de bien loin pour jouir de ces infrastructures médiocres et mal connectées. Non plus que beaucoup d’emplois ne seront créés de manière pérenne. Quelques centaines le peu de temps que les entreprises du bâtiment travailleront, puis quelques dizaines finalement. Bien loin du nécessaire pour résorber le chômage de masse de notre agglomération. Ce chômage contre lequel nos élus locaux, incapables et sans imagination, proposent toujours les mêmes recettes qui ne marchent pas : la destruction de notre environnement et son bétonnage systématique.

Or c’est tout le contraire qu’il faut faire. Plutôt que de massacrer notre environnement à coup de tractopelle sur l’autel d’une économie qui ne produit rien, il faut le protéger pour en faire le terreau d’une économie de la création, productrice et de qualité. Ce ne peut être qu’ainsi que notre Roussillon changera, et qu’il deviendra innovant et attractif. Voilà pourquoi il ne faut pas que ce camping « parc à thèmes » se fasse. On ne peut pas liquider le dernier espace libre d’urbanisation à Château-Roussillon, le dernier poumon vert entre Perpignan et Canet pour y faire n’importe quoi.

NOU-S PERPIGNAN participera à l’enquête publique sur ce projet inepte, et s’y opposera, pour que Perpignan préserve et son environnement et ses chances d’avenir.

Ce que nous disent les bus de Figueres.

L’organisation d’un ramassage en bus dans les communes de notre département pour emmener touristes et habitants au marché de Figueres a provoqué dans notre classe politique locale, et perpignanaise au premier chef, une levée de bouclier d’un autre âge.

Au lieu de critiquer l’initiative de la mairie de Figueres, bien reçu des touristes et des Roussillonnais, la mairie de Perpignan ferait bien de réfléchir un peu. Plutôt que de considérer la Catalogne comme une concurrente déloyale faisant jouer le facteur « bon marché », elle devrait considérer le bassin de 2,5 M de personnes qui habitent entre Figueres et Barcelone comme une opportunité, et travailler d’urgence à faciliter les relations transfrontalières, notamment en termes de mobilité. Sait-elle qu’au Pays Basque un train régional relie Hendaye à Saint-Sébastien en une demi-heure pour 2,45 euros, de 5 h à 23 h ? Elle devrait aussi se demander pourquoi elle n’est pas capable d’organiser un marché attractif convivial, mais de qualité, qui servirait de vitrine aux producteurs roussillonnais, comme il en existe de l’autre côté de la frontière ?

Au lieu de se lamenter, la municipalité de Perpignan devrait arrêter de regarder passer les trains (ou les bus) et renouer avec son histoire pour redevenir une capitale active de sa région.